30 mai 2007

Des boutiques insolites pour inspirer la grande distribution

Le 31 mai se tiendra le Forum de la Grande Conso organisé par LSA avec comme thème "Commerce Horizon 2010, comment jouer la carte de la différenciation ?"

Dans ce domaine, c'est quand même le prix qui tient encore le haut du pavé, même si les spécialistes parlent de l'ère du retailtainment. Ce phénomène reste encore limité à des magasins spécialisés (JouéClub, Lafayette maison...).

Si elle veut continuer à attirer les clients, la grande distribution va pourtant devoir conjuguer rentabilité au mètre carré et deux tendances fortes de consommation : la personnalisation et la recherche d'expériences...sinon autant faire ses courses sur internet ! C'est plus rapide, le site se souvient de ce que j'ai acheté et en plus il me livre à domicile. Demain, le site pourrait même me recommander (comme Amazon le fait déjà) des nouveaux produits qui pourraient me plaire en fonction de ce que j'ai acheté, des recettes associées à mes achats ou des "tips", des commentaires des autres consommateurs (voir notation des produits vendus sur le site FNAC).

Quant aux hypers, ils peuvent encore s'interroger sur la piste du retailtainment les mercredi et samedi (la sortie au Centre Commercial en famille). Allez visiter le nouvel Aquarium du Trocadéro avec 2 enfants et 2 adultes, cela coûte la modique somme de 50€ pour 1H de visite. Offrez en un peu moins pour 10€ de plus dans le panier et le tour est joué : une piscine en kit pour tester la plongée et des poissons peuvent faire sensation avant les départs en vacances !
L'idéal serait même de faire ses courses en 2D : que quelqu'un qui me connaîtrait très bien fasse les courses à ma place pendant que je vais chez mon coiffeur Leclerc ou Carrefour, que je passe au pressing, que je réserve mon voyage, que je suive 1H de formation en informatique etc... me faire gagner de l'argent c'est bien mais du temps en plus pour m'occuper de moi, c'est encore mieux.

Pour exemple, dans le livre "Les boutiques insolites à Paris" , j'ai sélectionné La piscine (magasin de dégriffe de marque). Le lieu n'est pas si agréable que cela mais tellement surprenant qu'on s'en souvient un moment ! Si en plus le concept était vraiment exploité, on y reviendrait !

Le deuxième axe concerne le design : c'est vrai, on est abreuvé, submergé de produits design ou conçus par des designers de renom mais le grand public y a-t-il vraiment accès ? Alors un petit tour du côté de chez
Beehive Co-op ou de Nedge NyNoho pour imaginer que le design et les designers pourraient rentrer "pour de vrai" dans les hypermarchés.
C'était quelques idées en l'air, en attendant de lire les vraies conclusions, des vrais experts...A suivre après le 31 mai.



Expédia invente le Flex-branding ou comment déléguer son marketing

Expedia, l'agence en ligne de voyage américaine, débarque en france en juin 2004 avec une promesse que l'on retrouvera plus tard dans leur campagne TV (mars 2007) "Créez votre voyage sur mesure et économisez".

Très forte sur la forme, la marque l'est également sur le fond avec sa stratégie de développement via le programme Expedia Private Label.

Bien sûr, son offre en marque blanche s'est d'abord centrée sur les acteurs du tourisme classiques (autres réseaux de voyages, transporteurs) puis sur des acteurs affinitaires (e-commerçants produits culturels...) en leur proposant la solution technologique complète personnalisable aux couleurs du partenaire.

Jusque là, rien de vraiment neuf sous le soleil des Private Labels : on reste dans le domaine de comment élargir ma base de clients BtoBtoC ?

Ce qui devient plus intéressant, c'est quand Expedia signe un accord avec Radio FG.
Pourquoi ? Parce qu'Expedia va complètement déléguer la construction de l'offre marketing et toucher une cible rentable : les gays aiment voyager. Tout cela sans être taxé de communautarisme et sans dépenser plus pour adapter son image et son offre.

Nous y voilà ! Pensez à déléguer votre marketing sur des cibles pertinentes pour votre business mais difficiles à toucher : parce que vous les connaissez mal, parce que cela nécessiterait des coûts supplémentaires si vous deviez créer une offre et une communication dédiées.

Un exemple ? Pour les banques qui commencent à se demander comment construire un discours différent pour les femmes. N'auraient-elle pas intérêt à penser que aufeminin.com est mieux placé en termes d'affinité et de légitimité pour proposer un service bancaire aux femmes ? ou Apple pour les ados ?
Face à la montée des communautés, pensez désormais "flex-branding" !



29 mai 2007

Dellçu !

Dellçu (adj) : se dit d'un marketeur qui plaçait Dell au sommet de la pyramide de l'innovation pour avoir réinventé le business modèle des ordinateurs et qui apprend que ce fabricant va désormais vendre ses produits grand public dans les magasins Wall Mart.


28 mai 2007

Psychologies Magazine : in the mood for diversification

La diversification, pour Psychologies Magazine, a commencé avec un complément désormais obligatoire pour le presse : le site internet.

Depuis, sa méthode d'innovation/diversification est un cas d'école en tant que tel.

Etape 1 : Après s'être assuré du succès du site (8,250 millions de pages vues et 375 000 visiteurs différents par mois), Psychologies s'est intérrogé sur sa cible (lectorat à 70% féminin, plutôt urbain, assez aisé et cultivé) ou plutôt sur sa non cible : qui sont celles qui se retrouvent dans la thématique Psychologies Magazine mais pas dans le ton ? Les jeunes adultes et certainement les "Grands Seniors".
Pour l'instant Psychologies Magazine a choisi de cibler ses lecteurs de demain avec le site_psycho_pour_jeunes_adultes http://www.mood.fr/ .
A quand donc le site pour Grands Seniors ?

Etape 2 avec les produits dérivés. Leur but ? Renforcer l'univers et l'expérience autour de l'idée que je vends, dans le cas de Psychologies Magazine "Faites vous du bien".
Développer des produits dérivés reste toujours un exercice délicat. Il s'agit en effet de donner un réponse simple à une addition qui ne l'est pas : accroître l'expérience de ma cible pour augmenter sa fidélité + se positionner sur des secteurs porteurs pour donner une image dynamique + rester cohérent avec ma marque. Bref, il n'y a qu' à trouver les produits ou services
qui respecteront l'esprit (valeurs de la marque) et la lettre (chiffre d'affaires supplémentaire généré).
Ce sera chose faite le 4 juin puisque Psychologies lance
les MoodMix, des compositions musicales spécial "bien être" disponible sur le Net.
Pour aller un peu plus loin avec l'idée du bonheur en auto prescription
, nous leur suggérons de jeter un coup d'oeil sur les Parfums Smiley, une gamme de soins corporels antidépresseurs.

Etape 3 : repousser encore les limites de l'offre actuelle de son site. Pour ce faire, encore faut-il adhérer à la phrase de Rimbaud "Je est un autre". Si tel est le cas, à quand les conseils et partenaires de Psychologies sur Second Life ? Si mon avatar suit un stage "S'affirmer et croire en soi" cela n'aura-t-il pas des répercussions bénéfiques sur moi ? Si mon avatar voit régulièrement un psychologue n'irais-je pas mieux ? La démarche que je n'ose entreprendre dans la vraie vie ne sera-t-elle pas facilitée dans un monde virtuel ?

Epilogue : Le champ des possibles reste donc encore très large pour Psychologies Magazine. La revue risque, non seulement, de donner encore quelques leçons de diversification à ses compétiteurs mais aussi aux professions médicales et aux acteurs de la formation...
La preuve que quand on est "in the mood", rien ne peut vous arrêter et tout vous réussit !

27 mai 2007

Comment consommer les livres sans modération ?


En matière de lecture, on a tout essayé pour donner envie de lire : Simplification avec le Reader Digest, Accélération avec la technique de la lecture rapide, Accessibilité par le coût avec les Editions Mille et Une Nuits ou le livre de poche. Avec l'ère numérique et l'avènement des e-books, la lecture devient chrono disponible : "où je veux, quand je veux, comme je veux", sur mon ordinateur, sur mon portable , sur mon PDA...entre deux rendez-vous, dans une réunion ennuyeuse, vous pouvez le recevoir entier ou tranché.


Pour celles et ceux qui auraient zappé toutes ses possibilités, voici quelques sites de rattrapage : MobiPocket, Projet Gutemberg le Wiki des livres, Wattpad, Manybooks...


Et puis voilà le pavé dans la mare avec le livre de Pierre Bayard "Comment parler des livres que l'on a pas lus" dans lequel il nous explique que finalement la question n'est pas tant de savoir si on a lu un livre ou non pour en parler, mais d'être capable de situer ce livre par rapport aux autres.


Il a raison, même si j'avais envie de lire les 100 nouveautés affichées sur Amazon pour le dernier mois, concrètement comment je fais ? Je me concentre sur mes priorités ! Ce serait déjà bien que j'ai pû lire les 5 derniers livres parus dans mon domaine d'activité !


Vite, vite Amazon, Dunod, Eyrolles et consoeurs inventez-nous le RGPS (Reading Global Positioning System) pour nous aider à nous repérer dans le flot de livres professionnels : le pitch du livre d'accord, mais surtout ce qu'il apporte en plus par rapport aux théories existantes, les livres complémentaires pour aller plus loin...


Créez de nouvelles façons de consommer la lecture avec une nouvelle segmentation : les "Instantanés" (pour ceux qui veulent le résumé tout court avec les argumentations clés), les "Grand Angle" (le RGPS pour situer le livre et mieux sélectionner ceux qu'on souhaite vraiment lire) et enfin la terminologie ISO adaptée pour déterminer la rapidité d'accès souhaitée au support (le bon vieux livre mais aussi toutes ses variantes chrono-disponibles).


Faites qu'on puisse enfin consommer la lecture sans modération !

25 mai 2007

C'est quoi le pire ? Choisir !

"C'est quoi le pire ? Te baigner dans une piscine de beurre fondu OU te doucher avec de l'huile d'olive ?" J'adore et c'est signé Carambar !

Pour toutes celles et ceux qui pensent que la créativité est un vrai casse-tête, courez-vite sur le site
http://www.carambar.fr/ c'est du pur bonheur cette marque (voir historique). Mais je n'en dis pas plus!

Les déclinaisons possibles du principe "blague_ c'est_ quoi_ le_ pire":

1/ Bien-être en entreprises : Que Sélecta et autres en mettent sur les gobelets en plastique de leurs distributeurs, ça détendrait l'atmosphère à la pause café. "C'est quoi le pire avoir à rendre ton dossier pour avant hier ou négocier ta prochaine augmentation ?"

2/ Services Qualité : adapter le questionnement "c'est quoi le pire" pour mieux anticiper les risques et les hiérarchiser (Norme ISO 9001 V2000).

3/ Technique d'argumentation commerciale et marketing : dans ce cas à utiliser dans la formule inversée "c'est quoi le plus intéressant?" Le vendeur propose alors à l'acheteur un choix a priori impossible...pour finaliser la vente. "C'est quoi le plus intéressant pour vous ? Le service à la demande gratuit ou les facilités de paiement mensuel ? Nous vous proposons les deux.

C'est bien connu on adore tous avoir le choix mais finalement on déteste choisir.