27 déc. 2007

Idée 2008 n°4 : OSER !

En 2008, offrez-vous un nouvel état d'esprit ! Rien de tel qu'un changement d'année à venir pour prendre de bonnes résolutions : OSER !

Voici quelques pistes...

s'Ouvrir :

  1. Ne restez plus bloqués avec des phrases du style "Ca ne marche pas !" "Comment trouver de nouvelles idées ?" etc...
    - Questionnez autrement : "Et si ?"
    - Changez de perspective
    - Reprenez le problème de zéro
    - Comment l'objet posé devant vous peut-il vous apporter une solution ?
    - Sortez faire un tour
    - Parlez-en à quelqu'un qui ne connaît rien à votre problème...

  2. Rapprochez la sphère personnelle du professionnel

    - Du plus simple : du rapport d’étonnement demandé aux nouveaux arrivants chez Danone, aux réunions de rapport d’étonnement autour d’un livre, une exposition visitée et quels liens pertinents peuvent être faits avec les problématiques de l’entreprise.

    - Au plus poussé : pour SFR, les expériences associatives sont riches d’enseignement et de nouvelles idées pour l’entreprise ! L'entreprise de Telecoms a développé le congé solidaire, en partenariat avec l’association Planète Urgence. Ce système permet aux collaborateurs SFR de développer leurs actions citoyennes.
    Quant à Google (difficile de ne pas le citer), il accorde 20% de temps libre à ses salariés pour qu’ils explorent de nouvelles pistes.

  3. Intéressez-vous à la société en général et pas uniquement à votre marché.
    La convergence sera le maître mot de 2008, pas seulemnt pour le multimedia. Votre concurrent ne sera pas forcément celui auquel vous pensiez !
    Faites-vous une idée claire des grandes tendances émergentes, puis de celles qui risquent d'affecter votre activité.

  4. Questionnez encore et encore...

    - Qui sont vraiment mes concurrents ? Peut-être sont –ils plus nombreux ou plus décisifs que prévus ? Quels brevets déposent-ils ? Exemple : l’Oréal qui déposent la majorité de ses brevets liés à la santé mais aussi dépôt de la marque Mobile Me by Apple (en 2005 pour devenir ...l'Iphone en 2007!).

    - Quelle segmentation marché sur les marchés matures ? Usages et Attitudes ? Simplification ? Recherche de solutions ?...

    - Revisiter la dimension exclusive acheteur : aujourd’hui une entreprise ne peut plus s’adresser uniquement à ses consommateurs : jusqu’à présent elle s’adressait au mieux à ses acheteurs, ses distributeurs, ses prescripteurs. Maintenant les pouvoirs d’influence (alter-acteurs) doivent aussi intervenir dans la chaîne.

    - Regarder au plus réel le consommateur :
    N'oubliez pas qu’un après-midi passé dans un point de vente ou lieu de consommation pour observer ce qui s’y passe est souvent très instructif.
    De façon plus sophistiquée (cf Findus et ses études in situ avec caméras), invitez-vous chez vos clients !
    Intégrer la démarche de co-conception : très en vogue en 2007, on ne parlera que de cela en 2008. Mais pour innover "vraiment", n'oubliez pas de vous centrer sur les usages déviants de vos produits et de vous inspirer de ceux qui, justement, ne sont pas vos clients !


S'Approprier :

Les bonnes idées des autres, restent celles ...des autres ! Pensez à ADAPTER ces bonnes idées à votre contexte d'entreprise car vous n'êtes ni Google, ni Apple...
Pour un petit rappel méthodologique, revoir la série "Comment adapter les idées".

Echanger :

- Du plus simple avec le principe du Lab' Créatif, une cellule dédiée à la réflexion sur des thématiques centrales de consommation (chez France Télecoms : polysensorialité, nomadisme, connexion ou chez Cadbury Schweppes : se rafraîchir, mâcher, nettoyer).

- Si vous êtes déjà aguerri, mettez en place un Système de Management des Idées qui permet de "recupérer toutes les bonnes idées dans l'entreprise" et de les développer.
En 2008, il y a fort à parier que ces sytèmes intégreront également les consommateurs, distributeurs et autres partenaires extérieurs...

- Echanger se fera encore plus inter et extra entreprises, parce que l'innovation est de plus en plus un processus multisite et multifonction avec la nécessité d'exploiter les talents ou ressources là où elles se trouvent.
Osez donc le jeu du développement partagé !

Pour finir, un petit zoom sur le cas Mineatec Laboratory. La presse en a beaucoup parlé en 2006 et 2007 mais l'approche reste encore peu répandue. Pour ne pas oublier les bonnes idées, lisez la suite...

Le CEA, STMicroelectronics et France Télécom ont officialisé la création de MINATEC IDEAs Laboratory®, laboratoire multidisciplinaire dont l'objectif consiste à innover dans les applications, les objets et les services utilisant les micro et nanotechnologies.

La démarche du laboratoire permet de s’assurer en amont, dès la phase de conception, de l’intérêt des futurs utilisateurs pour les applications proposées ; ainsi, les industriels investissent de manière plus ciblée dans la technologie.

La création officielle de MINATEC IDEAs Laboratory® va de pair avec l’ouverture vers des industriels proches de l’utilisateur : automobile, grande distribution, électroménager, bâtiment, santé. De même que des acteurs des sciences humaines et sociales participent déjà aux travaux : sociologie, anthropologie, ethnologie et économie.

Concrètement, le Laboratoire répond à quatre questions :

- Comment concevoir cette innovation pour qu’elle ait des significations d’usages positives (c’est-à-dire qu’elle ait du sens pour l’utilisateur) ? Question qui fait appel aux spécialistes en sociologie et en anthropologie de l’usage.

- Comment la concevoir pour qu’elle soit utile dans les activités de l’utilisateur (utilité) ? Cet aspect s’étudie au regard de l’ergonomie cognitive.

- Comment la concevoir pour qu’elle soit facile à comprendre et à utiliser (utilisabilité) ? Cet aspect s’étudie au regard de l’ergonomie cognitive et de l’analyse des interactions humaines.

- Comment la concevoir pour qu’elle ait une valeur supérieure au prix de marché de référence ? Cette question est explorée par l’économie expérimentale et le marketing.

Enfin, on retiendra le process développé par Minatec Laboratory, le process de "conception assistée par l’usage" :

- La veille "usage" : être attentif aux signaux pertinents d’évolution de l’usage.
- La créativité : faire émerger avec des utilisateurs potentiels des idées d’application, trier ces idées, les formaliser et mettre en scène les concepts innovants.
- Le maquettage : réaliser des maquettes fonctionnelles de ces nouveaux objets permettant de dérouler des scénarios d’usage.
- Les test d’usage : réaliser auprès d’utilisateurs potentiels des tests d’usage expérimentaux en sociologie de l’usage, en ergonomie cognitive ou en économie expérimentale.

Qu'est-ce qu'il vous reste à faire maintenant ? Plus rien, puisque vous avez tout en mains pour...

Réinventer vos marchés en 2008 !


21 déc. 2007

Idée 2008 n°3 : l'entreprise génétiquement modifiée

Idée 2008 n°3 : l'entreprise génétiquement modifiée.

On a beaucoup parlé d'ADN en 2007, en France mais aussi à l'étranger avec la
vente en ligne de tests ou avec de nouvelles applications parfois...très créatives.

Ce qui est sûr, c'est qu'un ADN sera sur le devant de la scène en 2008, celui de l'entreprise. Pourquoi ?

Parce qu'elle va devoir effectuer une vraie mue génétique pour être à la fois durable, responsable, ouverte, innovante, transparente, capable de manager l'incertain, 2.0 et bientôt 3.0...tout en dégageant des profits.

En résumé, les questions qui lui seront posées ressembleront à celles-ci :

  • Comment instaurer un management durable de l'entreprise ?
  • Comment s'ouvrir aux réseaux sociaux et nouveaux partenaires (petits ou gros) sans pour autant se "dénuder" complètement ?
  • Comment innover plus vite et plus efficacement ?
  • Comment appréhender ce qui peut difficilement l'être : demain ?...

L'équation 2008 pourrait se résumer à comment devenir une sur-entreprise tout en restant simple ?

Comme il vous reste quelques jours avant de passer le cap fatidique de la nouvelle année, voici quelques lectures inspirantes :

Leadership and the Corporate Sustainability Challenge: Mindsets in Action Report (à télécharger)
How green is my value chain ?
Best Practices of Global Innovators
The Future of Work
Et pour se détendre un peu : How to have creative ideas !


Pour relire les billets 2007
, un clic ci-dessous :
L'entreprise empathique
Recruter demain
Tous créatifs
Entreprise 2.0 : la Second Life de l'entreprise

Source image : fotograph.

20 déc. 2007

Idée 2008 n°2 : Ne dites plus consommateurs, mais...


Idée 2008 n°2 : Ne dites plus consommateurs...mais personnes.

En 2007, le consommateur a beaucoup muté : il est devenu consomm'acteur puis nouveau collaborateur de l'entreprise en participant au développement de nouveaux produits/services, en buzzant, en jugeant sur "pièces".

Pour ce faire, les entreprises se sont adaptées : elles ont mis en place des stratégies orientées "clients" et multicanaux, des outils de CRM (Gestion de la Relation Client) à la fois pour mieux les servir et mieux les satisfaire dans leur expérience quotidienne de la marque.

En 2008, tout risque de se compliquer pour plusieurs raisons :
  • Le consommateur agit et décide, avant tout, en tant que personne (mon identité, mes valeurs, mes centres d'interêt...). Il s'organise en réseau et fonctionne comme "une petite entreprise" : on a vu l'émergence du CtoC en 2007 (vente du Consommateur au Consommateur), cette dimension va devenir prépondérante en 2008.
    Pourquoi ? Jusque là cantonné aux scrapbooking et autre artisanat, le CtoC gagne du terrain et ce, jusque dans des domaines "stratégiques", tels que les services financiers. Il suffit de regarder les succès fulgurants du site de microfinancement kiva , mais aussi des plate-formes collaboratives financières telles que Wesabe ou Prosper.

  • En 2007, le consommateur a réussi à surmonter sa culpabilité-d'acheteur-favorisé en découvrant qu'il pouvait "acheter et donner en même temps". Il met désormais sur le même plan consommation et personne. En 2008, il exigera cette double dimension des produits ou services qu'il consommera.

  • Ensuite, 2008 connaîtra une dichotomie accrue entre des produits globaux type l'Iphone et le "fabriqué par moi-même".
    Si en 2007, le consommateur aimait personnaliser ses achats pour mieux conforter son identité ; en 2008, il fabriquera ses produits : un projet qui avait déjà été testé par Procter en 2000 avec son site Reflect.com. Sur ce site, les consommatrices pouvaient en effet élaborer en ligne les produits de beauté vraiment adaptés à leurs besoins. Ce projet devrait être remis au goût du jour en 2008.
    Un peu plus loin dans le "made by myself" ? Les nouveaux outils pour concrétiser ses propres idées de produits avec le site ponoko par exemple.

  • Et la cerise sur le gâteau ? Ce qu'attendront, en plus, les personnes en 2008 ? C'est ce qu'Amazon propose déjà pour l'instant en tout petit dans son moteur, l'option : "Surprenez-moi".
    A traduire par "connaissez-moi assez pour me proposer ce qui me convient le mieux tout en me faisant découvrir quelque chose qui me plairait mais que je n'aurais pas osé imaginer".

Face à cela, les stratégies "orientées consommateurs" et outils de Gestion de la Relation Client sont un minimum nécessaire pour les entreprises, mais ne seront certainement pas suffisantes en 2008.

Vous pourriez alors penser qu'on va tout simplement revenir à une relation "one-to-one"...non, plutôt une relation de "personne-à-personne" entre une entreprise et un client (ou un non client).
Pour répondre à ce nouveau défi, l'entreprise devra devenir empathique, mais ça, c'est l'idée de demain...

Pour relire les billets 2007 sur ce sujet, voir ci-dessous :

Ecoutez vos clients déviants
Les 10 usages inattendus de l'Ipod
Comment innover en répondant vraiment aux attentes du consommateur
5 erreurs à éviter pour innover vraiment
Le Marketing augmenté
L'innovation grandeur Nature
C'est quoi l'expérience clients ?

Source image : Fotosearch.

19 déc. 2007

Le bar à idées 2008 est ouvert !

Puisqu'on va parler d'idées pour 2008, autant commencer tout de suite par ça !

Idée n°1 : les idées, un bien de consommation comme les autres en 2008.

Les marchés aux idées ont commencé à fleurir sur le Net en 2007, ils deviendront incontournables en 2008 car leur philosophie reste bien ancrée dans l'air du temps :
  • tout le monde peut avoir des idées (participatif et mise en valeur de l'ego),
  • mise en relation quasi directe entre l'individu et l'entreprise demandeuse d'idées.
  • pas de barrières, ni frontières pour les idées (le Net permet aux individus du monde entier de participer),
  • création de communautés de "fournisseurs d'idées",
  • c'est gratuit (et ça peut rapporter),
  • tous les sujets peuvent être abordés : du vert, en passant par les innovations technologiques, aux campagnes publicitaires.
  • ces plate-formes incarnent la partie visible de "l'innovation ouverte" (Open Innovation) ou comment innover avec les autres.

Où trouver ces idées-à-la-demande ? Voici les principaux sites en un clic :

  1. OpenAd : ou l'agence online car le site est plutôt dédié aux idées de campagnes publicitaires et promotionnelles.
  2. BootB avec la même approche qu'OpenAd (vous y retrouverez les briefs de Auchan, Peugeot etc...).
  3. Fellowforce : une plate-forme d'idées et de résolution de problèmes.
  4. Invention Help : au-delà de la base d'idées, vous pouvez aussi trouver quelques astuces pour accroître votre créativité.
  5. More Inspiration (plutôt orienté nouveaux concepts prototypés).
  6. Innovationonline_Marketplace (un site français!)
  7. WebbizIdeas (dédié au business sur le net)
  8. Your encore (une plate-forme qui va jusqu'à la résolution de problèmes personnels)...

Pour les convertis à l'ouverture (!!!), passez directement à OpenBusiness (spécifique Business Modèles), OpenInnovation, le LivingLabs Open Innovation Community et l'information en continu sur Center for Open Innovation.

Que de sites à consommer sans modération. Certains sont plus professionnels que d'autres, mais il faut tous les regarder pour se faire sa propre...idée.

Ce qui est sûr, c'est que ces sites vont rapidement faire évoluer leur offre : on trouve déjà des mini questionnaires créatifs en ligne, exemple "à quoi vous fait penser le mot convergence" pour un grand magazine.

Ce phénomène pose également beaucoup de questions que nous suivrons avec intérêt l'année prochaine :

Le business modèle des agences ne doit-il pas évoluer face à cette nouvelle concurrence ?
A quand le comparateur/Google de la recherche d'idées sur le Net ?
Les entreprises (à l'instar de Procter & Gamble) ne seront-elles pas amenées à ouvrir des sites externes de Management d'idées en provenance de tout type d'individu ?
Créeront-elles des postes de Managers d'Idées tout comme apparaissent actuellement les titres de Managers de Talents ?
L'entreprise orientée/centrée clients de 2007 ne deviendra-t-elle pas orientée individus en 2008 ?

Pour relire les principaux billets 2007 sur ce sujet, c'est juste après :
5 pistes pour innover autrement
Virtuel ? le futur des agences de com.
Bienvenus dans le grand bazar de l'innovation

Combien ça coûte une idée ?

18 déc. 2007

La 180° Academy forme les innovateurs de demain

Vous connaissez bien sûr la Star Academy (même si vous ne l'avez jamais regardée...ou presque jamais).

Découvrez maintenant l'Innovation Academy = la 180°Academy, un nouveau programme d'enseignement vraiment révolutionnaire et 100% adapté aux nouveaux besoins des entreprises.

Pour tout savoir en résumé, c'est juste après...

La 180° Academy est née en novembre 2006 au Danemark sous l'impulsion d'une étude menée par l'équivalent de notre Ministère de l'industrie et du Commerce.

Cette étude faisait en effet état d'un surplus de connaissances technologiques non utilisées et d'un manque de vraies méthodologies "orientées consommateurs" au sein des entreprises danoises.

La recommandation concrète du Ministère se traduisit par la mise en place d'un programme de formation dédié à l'innovation et à ses nouvelles exigences.

La particularité de cette école tient à sa double mission :

  1. aider les entreprises à innover en formant des managers "orientés clients/consommateurs" et, plus largement, des managers se plaçant du point de vue de l'utilisateur et non de l'entreprise (d'où l'appellation 180°).

  2. aider les managers à développer des concepts innovants et pas seulement des idées innovantes qui se "cassent le nez en arrivant sur le marché".
Mais aussi à son enseignement pluri disciplinaires et innovant :
  1. Pas d'approche linéaire du développement de nouveaux concepts, mais la prise en compte de la réalité : le monde n'est plus linéaire et les raisonnements linéaires n'y sont donc plus adaptés parce qu'ils ne permettent pas de résoudre les problématiques de changements rapides.

  2. De l'idée jusqu'au marché avec un diplôme basé non pas sur la réussite aux examens mais sur la réussite des concepts sur le marché (waouh !!!).

  3. Des matières qu'un manager Innovation doit maîtriser :
    - L'ethnographie
    - Le prototypage
    - L'analyse competitive
    - Le Design
    - La capacité à raconter une histoire
    - Capacité à générer des idées
    - Les tests itératifs pour tester rapidement la vraie faisabilité des concepts

    - La réalisation d'un business plan
    - Le management de marque
    - Les brevets

    Pour l'instant un programme fonctionne : le Master Practitioner, viendront bientôt s'ajouter le Practitioner Programme pour démarrage 2008 et l'Executive Programme prévu en 2009.

    Le succès de cette initiative semble évident. En effet, Business Week vient de lister les prédictions 2008 en matière d'innovation et que trouve-t-on entre autres ?

J'applaudis vraiment des 2 mains parce qu'enfin l'innovation ne sera plus ni confinée à la stratégie d'un côté, ni liée à la pure créativité de l'autre !

Pour lire en compléments les billets précédents traitant du même sujet, voir notamment :
Le paradoxe des entreprises et Le problème avec les raccourcis.

17 déc. 2007

Marques portées disparues...trop vite ?

Dans un monde qui ne se contente plus de tourner vite mais de "derviche-tourner" pour atteindre une forme de transe, il devient très difficile aux marques de s'adapter et de se renouveler...sans perdre leur âme.

Certaines se retrouvent emportées par cette force centrifuge et, bien malgré elles, jetées...trop vite aux oubliettes de l'Histoire des marques.

Pour tester vos connaissances de marques "encore vivantes", "survivantes" ou "sur le retour", faites un petit tour du côté du quiz (pas si facile que ça) proposé par le magazine l'Entreprise, ici.

Pour ceux qui souhaitent connaître l'elixir de Jouvance spécial marques, le même article mentionne quelques exemples instructifs comme ceux de Banania ou de Tann's. Vous y verrez que lifting de marque ne rime pas uniquement avec lifting de logo...

Les exemples par la négative cités dans l'Entreprise révèlent avec plus d'évidence la force des grandes marques :

  • ce juste équilibre entre rénovation perpétuelle et fluidité du changement.
  • mais aussi la capacité à renaître de ses cendres...

Source image : fotosearch.

11 déc. 2007

Le Père Noël, champion de l'innovation !

Pendant que nous sommes tous en train de courir après les cadeaux à acheter, arrêtons-nous cinq minutes juste pour penser au Père Noël.

Quelle idée bizarre n'est-ce pas puisqu'il n'existe pas ? Et pourtant comme nous l'explique Jim Caroll dans Why Santa Rocks at Innovation (pour lire la version dans son intégralité), il devrait nous inspirer à plus d'un titre...pour son leadership, sa créativité et sa capacité à innover.

  1. Il est visionnaire : il est au courant de tout. Il sait tout et son talent pour deviner ce qui va se produire reste inégalé.
  2. "l'Excellence opérationnelle" est une deuxième nature pour le père Noël : il est organisé. Il a une liste. Il vérifie deux fois.
  3. C'est un fanatique de l'innovation orientée consommateurs : il sait exactement ce que veulent ses clients. Il n'y a aucune autre organisation/entreprise dotée d'un tel sens de l'information et de la compréhension des besoins. Il a, en plus, cette exigence depuis des centaines d'années.
  4. C'est le roi du service client : il répond toujours aux mails de ses clients, et s'il ne peut le faire il fait passer le message par ses relais (parents ou famille) comme quoi il a bien reçu et lu votre requête.
  5. Il maîtrise la logistique : malgré une sur-activité sur une très courte période, il livre toujours à temps et cela depuis toujours...sans GPS.
  6. Il guide son équipe avec une mission singulière : il a su créer une équipe complètement focalisée sur une seule mission. L'équipe la remplit avec passion, enthousiasme et...avec le sourire. Les membres de l'équipe portent des chapeaux sympas qui leur rappellent qu'ils font partie de la même équipe. On dit même qu'ils chantent pendant qu'ils travaillent.
  7. Il ne craint pas ceux qui sont différents : Rodolphe, Nez rouge, Tornade ou Furie etc... Père-Noël a intégré la diversité depuis bien longtemps.
  8. Il est attentif au bon équilibre entre la vie personnelle et professionnelle : Père Noël prend de très longues vacances pour se remettre de Sa Nuit.
  9. Il maintient son image de marque : depuis des centaines d'années, son image de marque brille toujours autant.
  10. Il sait rester à la page : il offre les derniers cadeaux à la mode parce qu'il est toujours au courant des tendances mais il sait aussi les cibler en fonction du profil de ses clients. Le spécialiste du marketing personnalisé en quelque sorte !
  11. L'intégrité fait partie de ses valeurs fondamentales : il sait ce qui est bien et ce qui est mal. Il récompense ceux qui ont été gentils et "blâme" les mauvais éléments pour les inciter à devenir meilleurs.
  12. Sa marque surfe de génération en génération : Père Noël réinvente sa marque de génération en génération grâce à la fidélité tacite de ceux qui ont précédemment cru au Père Noël et qui souhaitent faire perdurer cette si belle expérience...(consommateurs?)
  13. C'est la magicien des Ressources Humaines : Il sait recruter les Elfes pour la haute saison et les laisser retourner à leur fonction de gardien de jardin pendant les beaux jours. Il a déjà anticipé le fait que la multi compétences était un atout pour réussir.
  14. Il est fiable : on peut toujours compter sur lui.

Ce que j'aime bien dans cette histoire :

Elle démontre très bien comment on travaille une analogie pour générer de nouvelles idées, en "tirant" au maximum tous les points de comparaison possibles.

L'idée de départ peut sembler absurde ou peu sérieuse. A l'arrivée, vous aurez peut être changé de point de vue.

Elle est très simple à reproduire avec d'autres exemples de la vie courante.

Le seul écueil à éviter avec l'apparente simplicité de l'analogie : le copier-coller. Attention, n'oubliez pas de copier-adapter !

10 déc. 2007

10 usages inattendus de l'Ipod

Les nouvelles technologies ont souvent des usages inattendus.

Prenons l’exemple de l’Ipod. Celui-ci a été développé dans le but d’écouter la musique, puis de la vidéo. En réalité, ses applications vont désormais bien au-delà. Voici 10 usages assez surprenants :

1. Former les médecins à sauver des vies : Une nouvelle étude présentée à la Conférence annuelle du Collège américain de cardiologie
indique que l’iPod peut doubler la capacité des internes en médecine à détecter les rythmes cardiaques irréguliers qui sont le symptôme de problèmes cardiaques très sérieux.
En utilisant l’Ipod pour écouter de façon répétée le rythme cardiaque d’un coeur "normal" et celui d’un coeur « anormal », les médecins apprennent plus vite à détecter une anomalie cardiaque.

2. Arrêter les criminels : Pour l’instant à l’état d’expérimentation, une cour de justice américaine
a commencé à utiliser des iPods pour sauvegarder les échanges audio entre trafiquants. Pourquoi? Parce que c’est plus facile à utiliser que des enregistrements sur cassettes ou même CDRoms. Les avocats peuvent ainsi accéder aux données quasi instantanément et de façon sûre pour travailler.

3. Se maintenir sérieusement en forme: Beaucoup de fans de jogging aiment avoir un Ipod pour casser la routine de la course en solitaire. Mais probablement peu savent qu’ils peuvent utiliser leur Ipod pour élaborer un parcours de jogging.
TrailRunner leur permet de le faire. Ce programme gratuit, une fois téléchargé, permet de planfier son trajet en téléchargeant sur son Ipod les cartes nécessaires, ainsi que les distances et les temps à réaliser.

4. Visite guidée de villes:
iSubwayMaps offre la possibilité de télécharger la carte des métros de 24 grandes villes de la planète : de New York City, à Moscou en passant par Paris et Berlin ou Hong Kong (Voir la liste complète ici.)

Pour une version plus "parlante" de ces cartes,
Soundwalk propose en complément des "audio tours". Le voyagiste Nouvelles Frontières offre, quant à lui, les Guides du Routard à télécharger au format MP3 (moyennant quelques euros).

5. Calculer le bon pourboire: Problème que nous ne connaissons pas en France puisqu'il est normalement inclus dans l'addition. Pour celles ou ceux qui souhaitent se la jouer grand seigneur, utilisez
TipKalc qui vous calculera en même temps le pourboire et la somme totale. N'oubliez pas de convertir en euros avant de payer !

6. Enregistrer des données de vols: Selon un rapport de
Flight Global, une entreprise appelée LoPresti Speed Merchants a annoncé qu'elle allait utiliser des Ipods pour enregistrer toutes les données de vols sur les petits avions.

La petite boîte blanche servira alors de boîte noire dans les avions et aura la capacité d’enregistrer les données de 500 heures de vol. Ce que ne dit pas l'article, c'est la capacité de l'Ipod à résister ou non à un crash.

7. Améliorer sa technique de jeu: Jason Jennings, un joueur de Baseball américian,
a commencé à utiliser la vidéo sur son Ipod l’année dernière pour visionner après coup sa technique de jeu séquence par séquence afin de l'améliorer. Avant chaque match, il regarder également les vidéos de l'équipe adverse.
D'après lui, ses résultats se sont considérablement améliorés et il aurait même fait des émules dans les autres équipes, désormais...iPodisées.

8. Apprendre une langue étrangère: l'iPod devient un accessoire usuel dans les salles de classe, pour enregistrer les cours par exemple (Voir
ici.) L'appareil devient également une aide précieuse pour apprendre la musique ou les langues étrangères.

9. Apprendre à aimer et acheter du vin: Pour s'initier à l'Art du vin, vous pouvez désormais télécharger sur votre Ipod les fichiers audio appelés
Mark Phillips Wine Guide.
Vous serez ensuite imbattable pour décrire un vin, savoir l'acheter etc...

10. Pour tricher aux examens: Malheureusement, la technologie peut être utilisée à bon et mauvais escient comme le rapporte
l'article suivant. Certains étudiants voient dans l'Ipod un très bon suport anti-sèches. Mais n'est-ce pas la suite logique des bonnes vieilles calculatrices dans lesquelles on rentrait toutes les formules de maths ?

La liste s'allongera certainement sous peu. Ce qui est intéressant avec les usages détournés d'un produit, c'est qu'ils sont souvent négligés par les fabricants. En effet, ceux-ci paraissent en général anecdotiques au regard de l'application originelle.

Pourtant, ces usages inattendus révèlent souvent de nouvelles pistes de développement ou les prémices de nouvelles opportunités.

Dans le cas de l'Ipod, cela mérite forcément réflexion car d’un baladeur à giga capacité et ultra fonctionnel, il pourrait bien se transformer en couteau suisse du XXIème siècle offrant stockage, GPS, coaching etc….

Source : Openculture.

7 déc. 2007

Les 3 derniers mots à connaître

De quoi allez-vous parler ce week-end ? Voici les 3 derniers mots à connaître pour animer et relancer les conversations :

Tu recycles ou tu upcycles ? : Ne vous fatiguez plus à faire rentrer vos 3 bouteilles et autres dans votre petit bac de 20 litres dédié au tri sélectif. Il y a mieux : Upcyclez ou valorisez vos déchets en quelque sorte !

Le terme "upcycling" a été officialisé par William McDonough et Michael Braungart en 2003 dans leur livre "Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things" (North Point Press).

Sortir les produits recyclés de leur connotation "bas de gamme" tel était l'enjeu de nos deux architectes designers, ils ont déjà gagné à en croire par le nombre de sites qui soutiennent la démarche. J'ai choisi le plus approprié à la période pour faire des cadeaux de Noël, voir Etsy ou bien sûr Junkk.

Ce que j'aime bien dans ce concept : on parle de valorisation "visible" pour une fois.
Ce que j'attends avec impatience : les services recyclés et bientôt upcyclés.

Es-tu nanostalgique ou non ? Nouvelle capacité à se sentir nostalgique d'un événement qui vient juste de se terminer (à la fin d'un film ou d'un livre par exemple...).

Le concept offre un bon débat : avec d'un côté la vision d'un retour à la simplicité et au plaisir de goûter les petits bonheurs de chaque instant (Le minimalisme de Philippe Delerm ne conduit-il pas à la nanostalgie ?) et, de l'autre, la vision consumériste. Au-delà de l'expérience clients, les marques ne chercheraient-elles pas à créer la nanostalgie pour mieux vendre les produits dérivés ou services compensatoires?

Ce que j'aime bien dans ce concept : le côté "nano" ou comment l'infiniment petit prend des proportions démesurées. Est-ce que le nano ridicule tue moins ?
Ce que j'attends avec impatience : voir à quoi peut ressembler une gigastalgie, mais cela fait un peu peur.



Plutôt RP classiques ou BOA (Bouche-à-Oreilles)? Pour préparer quelques arguments de choc, un clic ici.


Bon week-end !


Source : WordSpy
Source image : Fotograph.

6 déc. 2007

Et si on faisait une pause absurde ?

Pour les plus de 200 000 personnes qui ont consciencieusement gribouillé les Cahiers de Claire Faÿ afin de tuer l'ennui au bureau, je propose en complément une pause "absurde".

Je vous livre aujourd'hui quelques perles (issues de l'opus "Le meilleur de l'absurde" - Sébastien Bailly - Mille et Une Nuits) à méditer les jours où les mots "2.0", "alignement de la stratégie" et "entreprise orientée clients" commencent à vous donner mal au crâne. J'ai introduit des titres qui permettent de sélectionner la phrase la plus appropriée selon le contexte et l'heure de la journée :

Ecriture...de mails : "Relis-toi sept fois avant d'écrire" - Alain Bosquet -

A lire avant de rédiger les conclusions d'une étude quantitative : "Il ressort d'une statistique (encore une) que chaque famille japonaise a, en moyenne, 1,92 enfant. Soit un enfant normal, et un autre, un peu plus petit, le cadet probablement." - Pierre Desproges -

Innovation de rupture : "tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait." - Marcel Pagnol -

Accompagnement du Changement : "Plus ça change, plus c'est la même chose!" - Alphonse Carr -

Créativité : "Supposez que vous supprimiez la pesanteur, les avalanches remonteraient-elles les pentes ?" - Jean Tardieu -

Droit à l'erreur : "Un homme compétent est un homme qui se trompe selon les règles". - Paul Valéry -

Raisonnements logiques socratiens :
"Tous les chats sont mortels,
Or, Socrate est mortel,
Donc Socrate est un chat. " - Eugène Ionesco -

A lire à 17H45 : "L'avenir contient de grandes occasions. Il révèle aussi des pièges. Le problème sera d'éviter les pièges, de saisir les occasions et de rentrer chez soi pour six heures." - Woody Allen -

5 déc. 2007

Comment vendre une innovation...technologique ?

Pour toutes celles et ceux qui planchent sur la mise sur le marché d'innovations technologiques, je recommande un livre (franchement l'un des meilleurs) de Paul Millier "Lancer avec succès des produits qui n'existent pas sur des marchés qui n'existent pas encore".

Ce livre est très accessible, clair, pédagogique et plein d'humour. J'ajouterais néanmoins une petite suggestion d'accompagnement : le jeu pour favoriser l'adoption d'une innovation ou pour faire évoluer les esprits.

Le jeu est, bien sûr, devenu très à la mode avec le succès de la Wii de Nintendo, mais aussi au sein des entreprises pour favoriser la cohésion ou l'émergence de nouvelles idées.

Il peut aussi être utilisé à des fins...pédagogiques pour le grand public. Et si on jouait à comprendre et simplifier une technologie, qu'est-cela pourrait donner ?

En voici quelques exemples avec la collection de Thames & Kosmos . Thames & Kosmos est née en 2001 avec l'ambition de favoriser l'éducation scientifique et de la vulgariser. La société a ainsi développé une gamme de kits éducatifs très élaborés, "à tester soi-même" et ciblant toutes les tranches d'âge.

Avec Power House, vous pouvez vous initier à la maison 100% énergie renouvelable ou encore mieux comprendre quelle crème vous appliquer sur le corps avec Creative Cosmetics (que Dove pourrait aussi proposer dans son programme "pour toutes les Beautés").

A vous de jouer maintenant !

4 déc. 2007

Comment mal vendre une innovation ?

La partie la plus critique dans le process innovation (trouver la bonne idée, la développer, la lancer) est bien souvent liée à la "vente de l'idée" pour la faire adopter.

Si celle-ci est vraiment innovante, elle sera d'autant plus difficile à faire accepter.

Prenons l'exemple de la technologie RFID (Radio Frequency Identification ou Radio-Identification). Qu'est-ce que c'est ? En simplifié, La RFID permet d'identifier automatiquement, à plus ou moins longue distance, un objet muni d'une étiquette intelligente.

Cette technologie va considérablement modifier nos comportements personnels et professionnels. Celle-ci devrait offrir aux commateurs une mobilité toujours plus fluide par exemple et pour les industriels des possibilités de contrôles accrus (suivi logistique, process industriel ou utilisations commerciales avec récupération de plus d'informations clients).

Nous simplifier la vie, voilà ce que nous fait miroiter cette nouvelle technologie qui vient même de lancer sa campagne de communication via un site dédié Discover RFID.

Le site est plutôt bien construit, a priori, avec une mise en avant des
bénéfices tout en nous racontant des petites histoires de la vie quotidienne avec RFID.

Pourtant il semble manquer quelque chose, non ? Sans être une technicienne, il me semble que cette technologie soulève beaucoup d'inquiétude de la part des consommateurs en matière d'atteinte à la vie privée etc...Inquiétudes rapportées dans le nouveau Baromètre de l'intrusion cité par Henri Kaufman hier.

Du coup, on s'interroge sur la vraie capacité de l'EPCGlobal (Organisation des Produits avec Codes Electroniques qui soutient la technologie) à parler "intelligence émotionnelle" et non "technologie" :
  • le nom du site "Découvrez le RFID" : Qui a envie de découvrir la technologie RFID? Vous-offrir-une-vie-meilleure n'était-il pas plus approprié pour vulgariser la technologie ?

  • A l'heure des blogs et autres espaces communautaires, laisser la parole aux objections aurait certainement était plus efficace. Le groupement aurait pu ainsi utiliser ces arguments pour montrer comment il s'engageait avec les industriels à limiter le champ des dérives possibles (même si cela ne relève pas directement de l'organisation) ou quelles actions allaient dans ce sens. Voire même de dire aux internautes, faites vos propositions !

Vendre simplement une innovation, ce n'est pas si simple ! Cela ne consiste pas uniquement à tout transformer en positif, désormais il faut aussi prendre en compte l'arbitrage du consommateur/utilisateur, répondre à son attente de transparence, lui laisser le choix et surtout le laisser parler et...l'ecouter.

Source : Retailwire.

3 déc. 2007

Le mécénat innovation

Depuis toujours, on savait la Science inspirée par la Nature. Désormais, le Laboratoire, nouveau lieu parisien, nous prouve les liens étroits entre la Science et l'Art.

David Edwards, professeur de biologie à Harvard (Massachusetts) et directeur du lieu, présentait ce week-end au Monde les fondements et l'originalité de sa démarche : Je me suis aperçu que les chercheurs, aussi concentrés soient-ils sur leur idée, devaient toujours franchir une barrière culturelle pour innover, et que cela passait souvent par l'étude d'une discipline artistique.

L'histoire des arts comme celle des sciences sont remplies de tels apports. Don Ingber doit son succès en biologie cellulaire aux cours de design qu'il a pris à Yale ; Diana Dabby n'a pu concevoir sa musique, basée sur la théorie du chaos, qu'après une thèse en électricité. Plus modestement : sans moi, Mathieu Lehanneur aurait échoué, car les brevets sur lesquels il voulait travailler n'étaient pas opératoires. Sans lui, je n'aurais jamais eu l'idée d'utiliser des plantes pour purifier l'air.

Dans tous ces cas, c'est la rencontre des deux mondes qui a permis l'innovation. C'est la raison d'être du Laboratoire.

Les modalités de fonctionnement sont pour le moment très pragmatiques comme l'explique David Edwards : Nous choisissons un artiste qui, pour réaliser son rêve, a besoin des sciences. Nous le mettons en contact avec un scientifique de très haut niveau. Ils formulent une hypothèse. Si elle est fructueuse, nous exposons. Pas seulement le résultat, mais le processus... tels le travail du plasticien Fabrice Hyber sur les cellules souches, l'épurateur d'air du designer Mathieu Lehanneur ou les photos de James Nachtwey sur les grandes maladies infectieuses.

L'originalité de la démarche tient aussi au financement du projet. C'est David Edwards lui-même qui a investi 6 millions d’euros sur ses fonds propres : locaux et budget de fonctionnement de la première année, espérant qu’ensuite mécénat, billetterie et éventuels dépôts de brevets sur les innovations mises au point au Laboratoire permettront de maintenir la dynamique...innovante du Laboratoire.

Et pour un petit tour du monde en 2 clics des autres Laboratoires du même type :


Si la visite virtuelle de ces galeries vous a donné des envies de curiosité, quelques petits clics supplémentaires vous feront visiter des espaces dédiés à la présentation d'innovations...plus concrètes ou bizarres (selon votre état d'esprit du jour) :