31 juil. 2008

Pause re-créative !

Voici venu le temps de la pause estivale ! Merci à toutes à et à tous pour votre fidélité. Je vous souhaite un bel été et j'aurai le plaisir de vous retrouver à la Rentrée avec des changements et des nouveautés.

Si vous souhaitez me faire partager vos attentes sur des thèmes particuliers ou attentes spécifiques, n'hésitez pas à faire un commentaire !


Avant le départ, passez par la case Future Concept Lab. Il s'agit d'un studio de tendances, signaux faibles ou forts...tous horizons. Et pour les pressés, cliquez directement sur Hits and Hots de juillet.

Pour ceux qui aiment jouer, essayer de deviner quels ont pû être les événements principaux d'un mois qui vous a marqué...ou non.



A bientôt !

30 juil. 2008

Idealog : innovation et créativité vues de Nouvelle-Zélande

Vous vous apprêtez à partir en vacances ? Faites un petit saut auparavant du côté de la Nouvelle Zélande !

Mon coup de coeur du jour va au magazine néo-zélandais "Idealog, rich with Ideas" et la promesse est largement tenue : un grand bol d'idées fraîches.

  • De quoi parle Idealog ? De l'innovation et de la créativité.

  • Pourquoi le magazine en parle différemment : Idealog "décompartimente" l'innovation et la créativité et n'hésite pas à zoomer aussi bien sur les problématiques de propriété intellectuelle/brevets, que de technologie, mais aussi de marchés, de fonctions en entreprise, de design, des dernières créations étonnantes....

  • Un ton qui fait du bien : pas pompeux, qui ne se retranche pas derrière les derniers pseudos-concepts à la mode. Simple, pertinent et intéressant.

  • C'est le grand bazar alors ? Pas du tout. Les articles sont organisés de différnetes façon pour inciter à sauter de pages en pages : d'un podcast à un pdf en passant par une image insolite.

  • Ce que je vous recommande en priorité :
Les Creative Showcase : petits cas concrets sur des grands sujets tels que : comment redynamiser une marque ? comment développer un avantage durable/responsable ? Les nouveaux webmasters, Le futur du travail, Comment les agences de publicité se sont renouvélées ? etc...

La partie propriété intellectuelle notamment et l'article "
comment maintenir ses parts de marchés quand ses brevets ont expiré"

Pour une nouvelle définition de la technique du portrait, c'est .
Le Ideablog avec ses idées et images insolites.

Mais aussi les podcasts présentant inventions, nouveaux produits etc...

Bon clic !

29 juil. 2008

Quand le mieux est l'ennemi du bien

La vidéo ci-jointe illustre à merveille (malgré quelques exagérations volontaires), comment la simplicité d'une idée peut à la fois être sa force et son pire ennemi, comment aussi la mise en situation réelle reste l'ultime verdict !

Si les dialogues sont en anglais, nombreux sont ceux qui, du côté entreprise comme du côté agence, sauront interpréter les subtilités !



Via Trendwatchdaily

28 juil. 2008

100 façons de re-questionner une idée


Et si ?



  1. Et si... c'était plus gros ?

  2. Et si... c'était plus petit ?

  3. Et si... c'était plus large ?

  4. Et si... c'était plus fin ?

  5. Et si... c'était plus grand ?

  6. Et si... c'était plus épais ?

  7. Et si... c'était plus large ?

  8. Et si... c'était plus lent ?

  9. Et si... je le découpais en tranches ?

  10. Et si... j'éliminais une partie ?

  11. Et si... c'était une copie de quelque chose que j'aime bien ?

  12. Et si... ça sentait ?

  13. Et si... c'était visible ?

  14. Et si... ça avait un goût ?

  15. Et si ...on pouvait le toucher ?

  16. Et si ...cela faisait du bruit ?

  17. Et si... c'était coloré ?

  18. Et si... ça avait une texture ?

  19. Et si... ça avait une forme ?

  20. Et si... je demandais à un fou ce qu'il en pense ?

  21. Et si... ça se cassait ?

  22. Et si... c'était un Super Héros ?

  23. Et si... c'était un animal ?

  24. Et si... cela venait d'une autre culture ?

  25. Et si... cela venait d'une autre planète ?

  26. Et si... c'était un poisson ?

  27. Et si... c'était une saison ?

  28. Et si... c'était un nom ?

  29. Et si... c'était une spécialité culinaire ?

  30. Et si... c'était un lieu à vivre ?

  31. Et si... c'était un passe-temps ?

  32. Et si... c'était une automobile ?

  33. Et si... c'était le livre de l'année ?

  34. Et si... je le racontais comme un conte de fées ?

  35. Et si... c'était un sport ?

  36. Et si ...c'était un plat ?

  37. Et si... c'était une attitude ?

  38. Et si... c'était un film ?

  39. Et si... c'était un acteur ?

  40. Et si... c'était de la musique ?

  41. Et si... c'était un programme télé ?

  42. Et si... je l'achetais comme cadeau ?

  43. Et si... ça avait des amis ?

  44. Et si... c'était une boisson ?

  45. Et si... c'était une fête ?

  46. Et si... c'était un poète ?

  47. Et si... c'était un bonbon ?

  48. Et si... c'était un jeu ?

  49. Et si... c'était quelque chose qui portait des vêtements?

  50. Et si... je n'utilisais que des images ?

  51. Et si... l'idée ne marchait pas ?

  52. Et si... l'idée marchait ?

  53. Et si... j'avais peur de faire ?

  54. Et si... j'avais confiance dans ce que je fais ?

  55. Et s'... il y a avait une récompense ?

  56. Et si... je me concentrais sur le problème ?

  57. Et si... je devais défendre mon idée ?

  58. Et si... ça pouvait faire quelque chose de différent ?

  59. Et si... l'argent (les moyens financiers) n'était pas un problème ?

  60. Et si... j'avais tous les pouvoirs ?

  61. Et si... j'étais dans la situation idéale ?

  62. Et si... j'avais trouvé la pire solution ?

  63. Et si... je faisais une publicité ?

  64. Et si... je demandais l'avis à quelqu'un d'autre ?

  65. Et si... je regardais mon idée d'un autre point de vue (le résultat) ?

  66. Et si... je combinais mon idée avec quelque chose d'autre ?

  67. Et si... je simplifiais mon idée ?

  68. Et si... je rendais mon idée plus difficile à comprendre ?

  69. Et si... je racontais mon idée de trois façons : créative, logique et émotionnelle ?

  70. Et si... ça s'adaptait en fonction du moment ?

  71. Et si... ça s'adaptait en fonction de la personne ?

  72. Et si... ça s'adaptait en fonction du temps ?

  73. Et si... ça s'utilisait uniquement dans l'obscurité ?

  74. Et si... je changeais de direction ?

  75. Et si... je me détendais ?

  76. Et si... je changeais l'ordre ?

  77. Et si... je changeais de sens ?

  78. Et si... je demandais à un Oracle ?

  79. Et si... un enfant l'avait inventé ?

  80. Et si... je pouvais dormir dessus ?

  81. Et si... je le cassais avec un marteau ?

  82. Et si... j'écrivais une blague à son sujet ?

  83. Et si... c'était un virus ?

  84. Et si... c'était le problème de quelqu'un d'autre ?

  85. Et si... je savais ce que veulent mes clients ?

  86. Et si... c'était fait d'or ?

  87. Et si... cela avait existé dans le passé ?

  88. Et si... cela avait existé dans le futur ?

  89. Et si... c'était comme jouer à la pâte à modeler ?

  90. Et si... je changeais l'usage ?

  91. Et si... cela ne m'inspirait pas ?

  92. Et si... l'idée évoquait une émotion ?

  93. Et si... mon concurrent l'avait créé ?

  94. Et si... c'était l'opposé ?

  95. Et si... ça pouvait bouger ?

  96. Et si... on pouvait l'ajuster ?

  97. Et si... c'était fourni avec des accessoires ?

  98. Et si... je le donnais à ma grand-mère ?

  99. Et si... je le donnais à un inconnu ?

  100. Et si... c'était l'objet qui est sous mes yeux ?

D'après le livre 100whatbooks.com de Don the Idea Guy

25 juil. 2008

Ne pas confondre Expérience client avec Rentablité du mètre carré et diversification à gogo

L'expérience client c'est l'art de "faire ressentir une émotion à un client".

Certaines marques semblent surfer allègrement sur la vague de ce concept quitte à oublier un peu rapidement quelques préceptes de base nécessaires (mais non suffisants).

Prenons l'exemple d'un client qui vient acheter des fleurs dans une franchise renommée dans ce domaine.

Le client qui s'attendait uniquement à prendre son bouquet de fleurs et à payer doit repartir en ayant vécu un moment agréablement surprenant, voire inoubliable.

Déroulons les conditions nécessaires (mais non suffisantes) et le scénario réellement vécu (plusieurs fois) dans ce point de vente de fleurs en libre-service :
  1. L'offre. Il y a le choix des fleurs et en plus des magazines maintenant (pourquoi pas ? mais la queue est tellement longue aux caisses que le client n'a même pas envie de feuilleter les magazines qui ne sont même pas à côté... des caisses).

  2. Le merchandising : comme c'est du libre-service, le client pourrait s'attendre à ce qu'il y ait des petits panneaux pour guider le choix (fleurs qui durent, fleurs éphémères, best of etc...). Du coup, le client regarde les couleurs et surtout les prix (pas donnés malgré le concept libre-service et comme le magasin ne propose pas de cartes de fidélité, le client regarde encore plus les prix).

  3. La décoration. Très épurée et clinique, haut de gamme en phase avec le positionnement de l'enseigne. Pousse à la rapidité du choix.

  4. Le conseil : comme c'est du libre-service, je passe le sujet.

  5. L'acte d'achat. Le client arrive à la caisse mais découvre, un peu tard, qu'il faut demander une sorte de bon de passage à un vendeur quelque part entre l'extérieur et l'intérieur du magasin. Le client se dit que, finalement, même la Sécu optimise mieux les flux avec ses distributeurs de billets automatiques.

  6. Le passage en caisse. Mais laquelle choisir, il y en a deux. Deux files interminables et le client ne comprend pas, du coup, où il faut payer et qui fait les bouquets.

  7. Le paiement. Le vendeur ne sourit pas (pourtant ils le font dans un hypermarché, les rois du libre-service). Il prend la carte de paiement. Basta. Suivant.

L'expérience client, ça commence donc avec un minimum de qualité de service "traditionnel"...et puis beaucoup d'écoute clients pour déceler au moins les améliorations évidentes avant de passer aux besoins latents.

En matière d'expérience, les clients sont devenus également plus mûrs et tout comme ils comparent désormais des qualités de service de secteurs différents (cf Etude Forrester 2007), ils repèrent aussi les expériences qui valent le détour et celles qui sentent l'arrogance, l'optimisation du métre carré et la diversification à gogo !

24 juil. 2008

"C'est nous qui l'avons fait", un mouvement à suivre

La mode du "C'est moi qui l'ai fait" (Do It Yourself - DIY) a toujours le vent en poupe comme le montre le site Dawanda qui vend les productions "faites maison".

Comme une tendance induit toujours une contre-tendance, regardons ce qui se passe du côté d'internet et des espaces collaboratifs, places de marché pour co-construire des idées, des produits, des services.

En inversé, on pourrait parler de "c'est nous qui l'avons fait". Cette posture a même son festival puisque l'institut culturel Brakke Grond organisait à Amsterdam en avril dernier les 'Don't-Do-It-Yourself Days' (DDIY au lieu de DIY). Le principe consiste à rassembler des esprits créatifs afin de résoudre ensemble des problèmes plutôt que d'essayer de les résoudre tout seul.
Pour mieux comprendre, je vous propose d'aller directement sur le site (où tout n'est pas traduit en anglais mais la majorité).


Si la démarche collaborative commence à s'ancrer dans les entreprises via l'innovation participative, les ateliers d'émergence d'idées, les brainstorming..., ce sont peut-être les industriels prônant jusqu'à présent le fameux DIY qui pourrait proposer également le DDIY de façon plus sytématique.

Des exemples concrets de "démarche collaborative" appliquée à l'usage de produits ?



  • Existant : les clubs de loisirs créatifs bien sûr (scrapbooking, tricots et autres), où chacun se donne des conseils et échange pendant qu'il réalise son ouvrage. Néanmoins, on voit rarement un pull tricoté à 15 personnes.

  • A développer pour donner une seconde vie participative à "l'après-vente" :
    Pourquoi Ikea ne proposerait-il pas le concept de "montage de meubles party" ? ou tout autre fabricant proposant des produits " à monter soi-même", une autre alternative à ce que ceux-ci proposent désormais le montage par un professionnel agréé.

    Alors que nous ne cessons de créer des fêtes pour stimuler la convivialité (Fête des Voisins...), pourquoi ne pas utiliser aussi les occasions de la vie courante ?

    Ou c
    omment faire des émules de personnes qui n'achètent pas vos produits parce que justement ils veulent que tout soit prêt à emporter ou prêt à utiliser ?

Le "c'est nous qui l'avons fait" pourrait bien devenir aussi célèbre que son antonyme !

A suivre...

Source image : Fiskars Community Album

23 juil. 2008

Fauxtography rend l'oeil critique

Internet offre tant d'images à consulter. Mais sont-elles vraies ou retouchées ?

Unilever avait essayé de nous ouvrir les yeux sur les images "légèrement" retravaillées par les marques de cosmétiques afin de vanter la beauté éternelle.

Fauxtography engage un peu la même bataille et décrypte pour nous les images vraies de celles qui le sont moins, voire pas du tout et ce, dans tous les domaines : phénomènes naturels, humour, politique, sport...

La vidéo qui date des années 60 et présente comment nous utiliserons les technologies en 1999 mérite le détour.

Sympathique à compulser, ce site nous rappelle également que les images, devenues des biens de grande consommation, restent une denrée à regarder et consommer de façon critique !

22 juil. 2008

FORA.tv, l'innovation à la télé



FORA.tv ressemble à une chaîne de télévision, à quelques détails près...notamment celui de vous connecter instantanément avec les plus éminents penseurs, entrepreneurs et think tanks.

L'objectif de la chaîne tient en un slogan : discuter de la chose publique version 2.0 comme le faisaient les Romains dans le Forum.

De fait, la programmation (un peu élitiste pour internet ?) propose des sujets aussi bien sur l'environnement, la politique, le monde, la technologie et les sciences et le monde des affaires (innovation, entrepreunariat, marchés émergents, investissement, nouveaux médias...).

Le design du site peut être personnalisé, les formats sont adaptés aux nouveaux usages de consommation de l'information : entre 1,5 minute et 3 minutes par vidéo, enfin tout est fait pour maintenir votre intérêt en alerte avec des biographies, des sujets liés...

Lancée en 2007, la chaîne intelligente semble avoir convaincu de
nouveaux partenaires pour continuer à diffuser..les idées !

Et si vous êtes intéressés par la Web TV et l'innovation ? Cliquez aussi sur TED talks, sur CNBC Innovation programmes, et enfin la toute nouvelle Orange Innovation.tv pourra également vous inspirer.

21 juil. 2008

Mythes et fantasmes autour de la créativité et de l'innovation

La créativité et l'innovation font certainement aujourd'hui partie des mots les plus galvaudés en entreprise, comme le souligne justement Scott Berkun dans sa chronique "Why innovation is overrated".

Celui-ci explique que finalement les entreprises les plus innovantes ne sont peut-être pas celles qui utilisent le plus le mot "innovation" mais plutôt des termes précis et pragmatiques tels que "problème", "résoudre", "changer", "expérimenter", "se risquer", "prototyper" etc...

Le problème (justement), c'est que vous avez des entreprises telles que Google, Apple...qui entretiennent le mythe de l'innovation "facile". Un peu comme les top-models contribuent au fantasme/diktat collectif de la femme parfaite, ces modèles économiques renvoient aux entreprises une image de l'innovation implacable et... inaccessible.

Pour ne citer que l'Iphone (je n'ai rien contre le produit évidemment mais contre le bruit médiatique qui a frôlé le délirium, si). La première version de l'IPhone a été un
flop d'un point de vue commercial : un très beau produit qui a, certes, obligé les autres opérateurs à se mobiliser rapidement, que l'on a ovationné pour son business modèle "fermé" mais qui n'a rencontré que les...Geeks, donc pas le marché.

La deuxième version sert de séance de rattrapage...au grand dam de ces fameux Geeks (qui doivent se sentir bien floués dans l'histoire !) et avec un business modèle un peu plus "ouvert" cette fois-ci (il y a des tendances contre lesquelles on ne peut aller, même quand on est leader).

J'en viens à la créativité en entreprise qui, elle ausi, serait devenue la panacée. Je reprends les 10 principaux mythes parmi ceux cités par
LifeDev
  1. Les gens créatifs sont des originaux.
  2. Mettez une dizaine de personnes dans une pièce pour faire un brainstorming et il en sortira des idées créatives.
  3. Seuls les gens créatifs ont des idées créatives.
  4. Les gens créatifs ont toujours de grandes idées.
  5. Les contraintes de délais stimulent la créativité.
  6. La mise en concurrence (prix de la meilleure idée) donne plus de résultats que la collaboration.
  7. Les créatifs sont désordonnés.
  8. La structure est contraire à la pensée créative.
  9. Il n'y a que certaines fonctions ou certains métiers qui justifient d'être créatifs.
  10. La technologie (logiciels etc...) permet de développer plus d'idées.

The Riddle est sans aucun doute l'un des meilleurs livres à lire si vous vous retrouvez dans l'une de ces 10 phrases. Pourquoi ? L'auteur, Andrew Razeghi, explique simplement que s'il n'y a pas d'innovation sans créativité, celle-ci a une définition bien précise en entreprise :

  • La créativité en entreprise est orientée par rapport à un objectif (rien à voir avec la créativité artistique.
  • L’objectif de la créativité consiste à créer des solutions pertinentes à un problème existant, émergent ou à anticiper.
Enfin, pour boucler la boucle, je vous propose de jeter un coup d'oeil ci-dessous aux styles d'innovateurs (ou styles de résolution de problèmes) proposés par DeGraff : ceux qui ont plutôt tendance à développer des idées de ruputre, ceux qui vont rechercher des solutions avec des résultats concrets et court terme, ceux qui vont chercher à combiner pour améliorer l'existant et ceux, enfin, qui préféreront créer des communautés de pratiques pour élaborer de nouvelles propositions.

Aucun style n'est plus innovant que l'autre, tout dépend du contexte marché, de la position de l'entreprise et de ses valeurs, mais aussi de l'objectif à atteindre.

Dans une équipe, il est préférable d'avoir les 4 types de profils, simultanément ou non selon la problématique, pour avoir une solution "360°" !



Tout cela est bien pragmatique, je le sais, mais c'est ce qui marche !

18 juil. 2008

Le BIC Phone va-t-il trouver ses clients ?

A l'arrivée des beaux jours, il se met à pleuvoir des téléphones ! La nouvelle version de l'Iphone (bien sûr) et (moins attendu) le Bic Phone, le nouveau venu sur le marché .

Sur le papier, il a tout bon ce nouveau téléphone sous marque BIC (les stylos ou briquets jetables) : le mobile est désormais entré dans l'univers des produits de grande consommation, un prix attractif de 49€, un produit prêt à l'emploi avec 60 minutes de communication incluses via carte SIM pré-installée avec possibilité de recharger via Orange, les caractéristiques techniques basiques, les couleurs fun, disponible dans les commerces de proximité (les buralistes, marchands de journaux, aéroports, papeteries...), la qualité puisqu'il est fabriqué par Alcatel.

Une extension de marque qui, sur le papier, devrait permettre à Bic d'attaquer le marché dynamique des portables, de rentrer dans les produits du XXIème siècle (l'écriture c'était hier et les briquets bientôt au placard !). Une diversification également cohérente avec son positionnement : Bic, c'était l'anti-Mont Blanc, ce sera donc l'anti I-Phone.

Les questions que l'on peut néanmoins se poser sont les suivantes :

Quand on a une telle légitimité de marque dans le "jetable", pourquoi ne pas avoir vraiment franchi le pas comme l'a déjà fait avec succès la marque Hop-on aux Etats-Unis : un portable à 13€ sans écran avec les fonctionnalités minimum et néanmoins rechargeable ?

Le Bic Phone vise les personnes âgées, les adolescents, les personnes aux faibles revenus...
Une personne âgée pourra-t-elle utiliser un téléphone avec des touches aussi petites et un écran aussi petit même s'il est prêt à l'emploi ?

Un jeune qui passe son temps à télécharger des sonneries sur internet se satisfera-t-il de passer uniquement des coups de fil (voir les offres des opérateurs "classiques") ?

Quant aux personnes à faible revenus qui utilisent notamment des cartes prépayées low-cost type
central com et autres, seront-elles séduites par l'offre ?

Il y a certainement un marché pour le low-cost, maintenant le prix est-il vraiment "low-cost" et vraiment attractif même pour une heure de communication ?

A ce prix-là, on se serait également attendu à du "grip" sur le corps du téléphone (comme sur les stylos) et autres petites astuces pratiques et sympas pour les jeunes, mais aussi bien pour les personnes âgées. Voire en plus, un design manga pour les jeunes, un design fluo pour les personnages agées (une couleur qui ressort en tout cas), en plus des couleurs tutti frutti.

En conclusion, je ne suis pas vraiment convaincue par la stratégie mais seuls les consommateurs jugeront, alors la suite dans vos points de vente préférés !


PS : pour celles ou ceux qui veulent voir à quoi ressemblerait vraiment un téléphone jetable et non "polluant", c'est ici !

16 juil. 2008

Nouveau service "Call me" de Vodafane : si simple qu'il suffisait d'observer

L'Afrique compte désormais 300 millions de détenteurs de téléphones portables (environ 550 millions en Europe).

Les besoins, les usages et les attentes n'y sont évidemment pas les mêmes (voir ici) qu'en Europe par exemple...et peuvent être source d'innovation.

L'un des derniers services proposés par Vodafone à ses abonnés en Afrique s'appelle "Cal me" et pourrait bien intéresser d'autres mobinautes, même avertis.

De quoi s'agit-il ? Un abonné Vodafone peut ainsi envoyer 5 messages gratuits par jour indiquant qu'il souhaite être rappelé par le destinataire.

Quel est l'intérêt ? Jusqu'à présent, les abonnés appelaient et laissaient sonner jusqu'à enclenchement de la messagerie de la personne qu'elle souhaitait contacter, puis raccrochait (pour éviter de payer une communication inutile).

Cela leur permettait ainsi d'indiquer au destinataire qu'ils avaient essayé de les joindre.

Le service "Call me", un message automatique et gratuit qui ne fait que formaliser les us et coutumes. Il offre en plus l'avantage de limiter le trafic sur le réseau mobile et permet à Vodafone de se différencier.

Tout bête ? Valeur perçue par le client, haute, Coût pour l'opérateur, faible.
Il suffisait d'observer !

A quand donc les nouveaux services "flash" (ou morse ?) pour faire passer des messages encore plus courts que les SMS et gratuits parce qu'exceptionnels ?

Il y a certainement une nouvelle vie après le SMS....

Via : Newsletter Vodafone

Source image : Kiwanja.net

15 juil. 2008

Comment donner envie de lire...au bureau ?

La lecture, une vieille pratique ? qui se débat aujourd'hui entre Goncourt et Kindle ? Certains, comme le Comité du livre neo-zélandais, n'ont vraiment pas baissé les bras et ne manquent pas d'idées pour promouvoir les livres et les auteurs, en les servant non pas directement sur un plateau mais...sur écran.

Pour comprendre, il n'y a qu'un clic sur
read at work, l'expérience vaut vraiment le détour !
La carte littéraire proposée par le comité vaut également le coup d'oeil,
ici.

Je ne cherche pas à pousser à la consommation car je ne souhaite pas être incriminée pour des comportements déviants au bureau.

Mais imaginez maintenant que vous soyez une entreprise et que vous adaptiez ce principe. Votre client obtient en un clic toutes ses informations personnalisées avec un design qui lui est familier et un contenu ad hoc.

Ca change quoi me direz-vous par rapport à un site Web qui est personnalisé automatiquement à la connexion ? Il me semble que cela change tout : on est un pas plus loin dans la fameuse "intimité" du client ou comment une marque devient "intrusive" tout en se fondant dans le paysage quotidien (ici il s'agit d'un écran d'ordinateur mais on peut aisément transposer le media ou le contexte).

Attention, danger ?

14 juil. 2008

Pour en savoir plus sur la Chine de demain

En 2001, les autorités chinoises ont fixé l'objectif de construire 400 nouvelles villes d' 1 million d'habitants chacune d'ici 2020, ou 20 nouvelles villes par an pendant 20 ans.

La fondation de la ville de Pékin a donc lancé une étude approfondie pour étudier la réalité de ce rêve et ses dangers.

Elle vient d'en produire le résultat "
Le rêve chinois - une société en construction".

En 800 pages, le document permet de faire le tour des bonds à venir en matière de modernité et d'urbanisation chinoises attendues ? nécessaires ?

Grâce aux études sociétales et culturelles approfondies menées par la
Fondation, celle-ci fait émerger des propositions pour les nouvelles villes chinoises de demain : vertes, entre autres, et dotées d'infrastructures qui auront pris en compte tous les défis à venir détaillés autour de 8 thèmes principaux (voir image à droite) : Architecture, Planning urbain, Ecologie, Société, Politique, Economie, Energie, Autres.
Avec en prime, un petit aperçu de la Chine en 2020.

Que la Chine devienne demain la première puissance mondiale (comme l'estiment déjà
certains Experts) ou non, elle jouera un rôle de premier plan assurément. De fait, le rapport mérite vraiment le détour pour tout "citoyen du monde" mais aussi pour toutes les entrepries désireuses de s'y implanter ou de développer leur activité dans cette région !

Pour télécharger quelques pages du rapport, c'est ici.
Pour le commander, c'est ici.

Source : Burb.tv


11 juil. 2008

La surcharge informationnelle, un mal ancien !

"Une des maladies de ce siècle tient à la multitude de livres; ils envahissent tellement le monde qu'il est impossible de digérer leur contenu qui éclot chaque jour et se diffuse de par le monde" .

Barnaby Rich (1580-1617), écrit en 1613.

Avons-nous vraiment évolué depuis ?

Via Pasta&Vinegar

Source image : Fotosearch.

9 juil. 2008

20 livres pour TOUT REINVENTER pendant les vacances

La pause estivale rime souvent avec farniente mais aussi avec bilan et questions.

Voici 20 ouvrages choisis pour "ouvrir les possibles" et partir d'un autre pied à la rentrée !

Difficile de classer par thème, tant les sujets deviennent "poreux", mais il y en a pour tous les goûts. En vrac : innovation, marketing, prospective, management, RH, orientation clients, organisation, social business, créativité, 2.0....

A cette liste, s'ajoutent à la fin quelques bonnes bandes-dessinées pour sourire et prendre un peu de recul.
Les séries de bonnes bandes dessinées : Voutch, Dans mon Open Space de James, Le combat ordinaire de Manu Larcenet, Bienvenue à Boboland : le comportement humain en milieu urbain de Dupuy & Berberian, Auto-bio de Cyril Pedrosa...

Bonne lecture !

8 juil. 2008

Institut Biomimicry : pour être naturellement inspirés

Dame Nature reste une source d'inspiration inépuisable en matière de R&D mais aussi de process et de résolution de problème.

Ce qui change avec la création du Biomimicry Institute (l'imitation bio) ?

  1. Il s'agit tout d'abord d'une association américaine (soutenu par de grands noms comme Al Gore...) qui cherche à promouvoir le transfert d'idées de la Nature au design produits mais aussi au développement de technologies et de pratiques pour un monde plus sain et responsable.

  2. Le projet est initié par Janine Benyus , célébrée par TIME International pour son engagement responsable et son approche innovante : "la nature a déjà tout inventé, prenons en exemple pour innover. la Vie a déjà réalisé ses expérimentations de R&D au sein de son laboratoire, la Terre et ceci depuis 3,8 milliards d'années.
    Ce qui existe aujourd'hui constituent les meilleures idées. Quel que soit votre défi en matière de design, il y a de fortes chances pour qu'un des 30 millions de créatures existantes ne l'aient pas déjà rencontré et résolu."

  3. L'association offre deux clés d'entrée selon votre statut : entreprise privée ou organisme et adapte ses services selon votre profil : du conseil dans le premier cas et une communauté de pratiques et de programmes pour le second.

  4. La compilation à venir des 100 meilleures "ecotechnologies" mettra en exergue les organismes et écosystèmes qui ont plus grand potentiel innovant pour les domaines suivants : production, matériaux, santé, énergie, chimie, agriculture, préservaiton des forêts, pêche, construction, économie etc....

  5. D'ici là, vous pouvez découvrir l'exemple des requins (impressionnant!)en cliquant sur l'image en haut à gauche ou ici pour plus de détails.

Que peut-on retenir de cela ?

  • Le retour (en arrière ou en avant ?) du bon sens : la pensée latérale parfois jugée "facile" mérite un vrai détour. Pour en savoir plus relire De bono, mais aussi Ideawise.

  • Que le choix entre "to be eco or not to be eco" est dépassé dans le cadre de l'innovation. La démarche n'est plus optionnelle; il s'agit désormais d'une "contrainte" de départ et non plus une opportunité de marché.
    Sur ce sujet, je vous recommande vivement le livre de Bill Mac Kibben "
    Deep Economy" dans lequel il propose un nouvel état d'esprit autour des mots "croissance, innovation, planète".

7 juil. 2008

Quand les affiches publicitaires passent au vert nature

Ce que vous n'avez certainement pas vu en regardant Winbledon, ce sont les 3 panneaux géants verts (!!!).

Pendant que Federer et Nadal maintenaient le suspens, sur l'herbe, à son plus haut niveau, trois figures emblématiques* de Winbledon les regardaient aussi couchés sur l'herbe, quant à eux.

De quoi parlons-nous ? Tout simplement de photos (taille panneau publicitaire) qui ont poussé sur l'herbe !

En effet, pour célébrer le partenariat entre la banque HSBC et le tournoi de Winbledon, l'agence JWT a créé ces panneaux géants verts (en lien avec le sol du célèbre court) en utilisant une méthode très innovante : les "photographies" ont été réalisées par deux artistes anglais Heather Ackroyd et Dan Harvey en projetant les négatifs noir et blanc sur une herbe sensible à la lumière au fur et à mesure qu'elle poussait dans une chambre noir. L'herbe spéciale s'est ainsi développée à des vitesses variables selon le degré d'exposition à la lumière. Cela a duré 12 heures par jour pendant une semaine.

La résultante ? Une sorte de tableau vivant...a priori bon pour l'environnement ! (L'article ne dit pas si les graines de l'herbe ont été génétiquement modifiées).

A regarder ces images, on se met à imaginer la ville remplit de ces panneaux d'un nouveau genre. Utopie ? Peut-être plus pour longtemps.

Mac Donald fait également pousser son jardin sur les panneaux avec de la vraie laitue pour promouvoir ses menus diététiques , je vous laisse découvrir la vidéo
ici.

On peut y lire plusieurs signes :
  1. Pour les marques, "il faut faire ce que l'on dit" : je mets vraiment du vert pour dire que je suis vert.
  2. Pour la publicité, une autre façon de communiquer plus étonnante dans un premier temps et plus écologique dans un second temps.
  3. Enfin, le retour de deux courants artistiques qui risquent fortement de redessiner nos espaces de vie :
    - le "nouveau réalisme" (faut-il dire post néo realisme ?), ce recyclage poétique du réel. Les "installations" de Mac Donald nous renvoient au célèbre tableau hongrois (constitué des reliefs des repas avec ses amis, nous invitant à revenir aux sources) de Daniel Spoerri.
    - Mais aussi le Land Art , adapté à la ville en quelque sorte !

Effet de mode ? Non, on connaissait déjà les murs végétaux, ici on va un peu plus loin puisqu'il s'agit de les faire parler "pour de vrai" : nouvelle communication, nouvelles expériences ou la consommation, l'art et la nature se tutoiraient...vraiment ?


* Eddie Seaward, responsable de Wimbledon depuis 15 ans; la joueuese Tara Moore; et Lizzie May, une coach du Wimbledon Junior Tennis.

Source : Trendhunter.

4 juil. 2008

Comment innover grâce à son savoir-faire

Pour innover, chacun sa méthode. Je veux dire la méthode qui convient le mieux au contexte d'une entreprise qui vit dans un environnement de marché à un instant T.

Vous êtes sur un marché mature et vous vous dites, il faut accroître le chiffre d'affaires et attaquer de nouveaux segments.

Le transfert de savoir-faire est l'une des méthodes qui peut permettre à votre entreprise d'apporter de nouvelles solutions sur des marchés pourtant éloignés du sien au départ.


Qu'appelle-t-on savoir-faire ou (know-how) ?
Pour l'Association Internationale de la Propriété Industrielle, ce sont "des connaissances et expériences de nature technique, commerciale, administrative, financière ou autre, qui sont applicables dans la pratique pour l'exploitation d'une entreprise ou l'exercice d'une profession."

Pourquoi est-ce pertinent ?
Vous valorisez ainsi votre actif disponible en quelque sorte. Vous avez développé une expertise technique, de service etc... dont soit le résultat produit ou le process utilisé peut être transféré à un nouveau marché. J'entends par nouveau marché : autre domaine d'activité, mais aussi autre cible (du BtoB au BtoC notamment).


Quelle est la différence entre diversification et transfert de savoir-faire ?
Le transfert de savoir-faire constitue l'une des voies possibles pour étendre son activité. Il s'appuie sur une analyse interne de l'entreprise pour le lancement de nouvelles activités.


Les écueils à prendre en compte :

  1. Oublier de cartographier l'ensemble des savoir-faire. Il existe en effet des savoir-faire évidents (visibles comme les produits, l'expertise pour laquelle vous êtes reconnus...) et d'autres moins visibles (une certaine façon de travailler, des produits ou services développés mis de côté car jugés peu pertinents par rapport à vos marchés ou par manque de capacités, voir ici comment le Doypack est devenu l'emballage le plus couru sur les linéaires...).

  2. Ne pas se mettre dans une position d'entrepreneur. Si vous maîtrisez parfaitement votre savoir-faire, cela vous demandera néanmoins :
- d'adapter votre savoir-faire (le copier-coller est rare) et donc d'accepter de re-questionner ce même savoir-faire,

- de vous préparer à apporter une solution nouvelle sur d'autres marchés. Si votre démarche innovation de transfert réussit, votre entreprise risque de passer d'une posture d'entreprise "qui a toujours une longueur d'avance dans son métier" au "trublion qui va modifier les façons de faire sur un nouveau marché pour lui". Les deux postures impliquent des attitudes et comportements bien différents que les entreprises n'envisagent pas toujours au préalable.
L'exemple des NTIC appliquées à la santé, la télémédecine, met bien en exergue ces difficultés et les freins auxquels une entreprise attaquant un nouveau marché peut se trouver confronter.



Quelques exemples :

  1. Le transfert de savoir faire-technique du marché de l'impression à un autre marché, celui du médical : La révolution Smart Patch de HP ,
    "HP a inventé un "smart patch" qui pourrait remplacer la seringue hypodermique.
    Ce patch injecte des doses précises de médicament juste sous la surface de la peau - quasiment sans douleur. Basé sur la technologie HP Inkjet, il diffuse, au lieu d'encre, des médicaments via les aiguilles ultra-fines intégrées dans le patch. Équipé d'un microprocesseur, le patch HP est dit « intelligent » – il peut administrer un ou plusieurs médicaments, à doses et à horaires variables, selon les besoins du patient.
    « C'est un changement radical de concept en matière d'administration de médicaments », déclare Janice Nickel, chercheur chez HP Labs. "


  2. Le transfert d'une cible pro à une cible grand public ("vulgarisation d'une technologie") : les exemples les plus connus s'appellent Internet et le GPS.

  3. Le transfert d'un process :
    DHL qui, au-delà de son métier de transporteur de courrier, a développé une véritable expertise logistique (process de mise à disposition) que l'entreprise valorise depuis 2006 au travers de son DHL Innovation Center en favorisant les échanges entre différents acteurs sur ce sujet.

  4. Le transfert de savoir-faire de marque : ou comment des journalistes de grandes chaînes proposent aussi du coaching pour les Directeurs RP ou Communication des grands groupes.

  5. Enfin, le transfert de connaissances pour l'instant traité en interne autour des problématiques de gestion des compétences et de knowledge management.
    Le transfert des connaissances inter-entreprises sera sans aucun doute le plus porteur dans les années à venir sous l'effet de l'innovation ouverte.
    A quoi cela pourrait-il ressembler ? En résumé "mon entreprise est bonne en gestion de marque", la tienne sait améliorer ses process, joignons nos efforts".
    Ca signifie aussi peut-être la désintermédiation ou la fin des consultants ?

Quelle est la méthodologie à suivre ? Il s'agit d'un mixte entre créativité et rigueur
avec les étapes simplifiées suivantes :

  1. Bien définir le champ de votre savoir-faire (historique, caractéristiques, applications, modes opératoires et résultats).

  2. Visualiser ce savoir-faire, créer une sorte d'histoire visuelle pour faciliter la divergence ensuite.

  3. Ensuite en réunissant un groupe diversifié (inviter des profils variés pour générer des idées 360°) de 8 à 10 personnes, suivez une méthodologie d'analogies : A quoi cela peut-il faire penser d'autre ?
    "Savoir-faire HP : diffuser une "petite" quantité de liquide de façon régulière"
    Dans quels cas utilise-t-on ce principe ?

  4. Une fois que vous avez identifié des process ou domaines qui pourraient "coller", la phase de recherche en entonnoir plus classique commence : marchés concernés, taille, matrice avec critères de choix, rencontre d'experts etc... Néanmoins, sur cette partie, a priori plus classique, il faut garder son questionnement en alerte. Vous identifier que tel marché fonctionne avec telle chaîne de valeur...pourquoi ne pas appliquer le modèle utilisé sur votre marché si c'est plus pertinent pour le client final etc...

Vous l'aurez compris, la démarche de transfert de savoir-faire suit une logique générique de recherche d'opportunités :

- Quelle est ma plate-forme actuelle de savoir-faire ?

- Identifier les forces internes et les "insights" externes

- Générer des OpportunIdées

- Scanner rigoureusement (quantitativement et qualitativement) ces OpportunIdées

- Elaborer 4/5 scénarios en détaillant bien les risques associés, la valorisation claire du savoir-faire et sa protection

- Investiguer enfin ces 4/5 scénarios avec le même processus itératif pour déboucher sur 2 scénarios comprenant les modalités d'exécution du transfert (licence, franchise, coopération industrielle, assistance, sous-traitance ou co-traitance, joint-ventures et le business plan associé

- Il ne reste "plus" qu'à faire le commercial ! Sur ce dernier point, n'oubliez pas non plus de vous entraîner à vendre un produit/service à une cible qui ne vous attend pas !

Bon week-end !

3 juil. 2008

Réinventer le Service

Strategy+Business (cabinet Booz & Company) publie un livre qui regroupe les dernières pratiques innovantes dans le secteur des Services : "Reinventing Service, new approaches to meet new demands".

Comme l'explique le cabinet conseil " on considère en général que, pour réussir, une entreprise doit savoir servir ses clients. Mais cette ambition simple, au départ, peut rapidement devenir complexe, coûteuse alors que les clients attendent aujourd'hui le plus niveau de qualité de service, adapté à leurs besoins et délivré immédiatement."

Le livre explore les 5 principaux enjeux actuels : construire une stratégie service pour soutenir ses objectifs de croissance, satisfaire les clients réellement et efficacement, manager la complexité, identifer les opportunités de marché, conduire une bonne exécution de la stratégie service.

Si les exemples cités dans l'ouvrage relèvent plutôt de l'ndustrie "pure" des Services tels que les services financiers, la santé, le transport...ils sauront également apporter un éclairage nouveau pour tous ceux qui s'interrogent sur la notion de performance du service en général.

A lire de toute urgence !
Pour découvrir ces cas inspirants, il ne vous reste plus qu'à cliquer pour vous inscrire sur le site de S+B et recevoir gratuitement la version pdf de l'ouvrage.

2 juil. 2008

Réels, Fictions, Virtuels

Si vous aviez été aux Rencontres Internationales de la Photographie à Arles en 1996, intitulées "Réels, Fictions, Virtuels", vous auriez su.
Mais quoi ?

Tout ce qui allait se produire aujourd'hui et demain encore, j'y ai pensé avant hier en découvrant la
dernière publicité pour le TGV, "Plus de vie dans votre vie" comme si l'une révélait l'autre ou y renvoyait automatiquement.

Vous n'y étiez pas et vous ne comprenez pas bien où je veux en venir.
Voici quelques (bonnes) raisons d'en parler :


  1. Vous auriez vécu une vraie Expérience : de ces expositions "coups de poing" qui ne vous lâchent pas de si tôt, dérangeantes, stimulantes, esthétiques, qui restent accrochées à votre mémoire et grandissent en vous sans que vous le sachiez.

  2. Un thème visionnaire (c'est aujourd'hui que j'en prends vraiment conscience), décrit par le directeur artistique de l'époque Joan Fontcuberta "Réels, Fictions, Virtuels" ou l'écriture des apparences : à l'origine la photographie a dû se rapprocher de la fiction pour démontrer sa nature artistique, et son objectif prioritaire a consisté à traduire les faits en souffles de l'imagination. En revanche, aujourd'hui, le réel se confond avec la fiction et la photographie peut refermer son cercle : rendre l'illusoire et le prodigieux aux trames du symbolique que finissent par devenir les vrais producteurs de la réalité".

  3. Des artistes, à l'époque naissants aujourd'hui largement reconnus, qui avaient déjà tous capté une part de notre fictioréalité actuelle :

    - La notion d'identité active, masquée, transformée avec
    Claude Cahun, Cindy Sherman, Ralph Eugene Meatyard (le masque et le miroir, la transformation des corps),

    -
    Wegman et ses sortes de contes moraux à la fois dérisoires, drôles et angoissants autour de la condition humaine et de la catastrophe vers laquelle nous courons, tout en pensant à une blague,

    -
    Nancy Burson et son Vote-face, une série de visages normaux ou déformés par la maladie qui nous interroge sur le Beau. Pour l'artiste, tous les visages sont beaux (cela ne vous rappelle rien ?),

    - L'homme des labyrinthes avec les
    photographies de Pierre Cordier inspirées des écrits de Borgès etc, etc...

Ils avaient déjà tout dit ou presque...J'entends parfois des "confrères" parler de Picasso et Gaudi comme source de réflexion pour reconsidérer la vision d'un problème ou d'un contexte... Ils ont mille fois raisons et mille fois tort.

Mille fois raisons car ce sont deux artistes tellement connus et reconnus qu'il est plus facile de les utiliser pour légitimer une démarche de "déplacement du regard".

Mille fois tort car le "déplacement du regard" passe aussi par l'ouverture... à des artistes justement moins connus ou des domaines artistiques moins souvent abordés (photographie, danse etc...)...ou tout simplement, à l'écoute de notre environnement quotidien.

Réels, Fictions, Virtuels, où en sommes-nous ? Entre Réalité augmentée ou hyperréalité ?

Des éléments de réponse peut-être cette année avec les Rencontres d'Arles 2008 dont le directeur Artistique n'est autre que Christian Lacroix (un arlésien) :
" Ceux qui s'attendent à un Festival Fashionnita auront le droit d'être déçus. D'ailleurs qu'est-ce que Mode veut dire aujourd'hui ? J'aimerais mieux le masculin, un Mode d'être de se montrer et de paraître. Alors ne pas s'arrêter aux poses et postures, aux étoffes et aux fards, mais gratter sous la peau, sous le regard, pour approcher au plus près ce qui parmi ces millions ou milliards d'images qui me sont passées par la rétine, ont provoqué l'oeil (...) Rien de pus grave que la futilité comme disait Cocteau qui s'y connaissait. Rien de plus essentiel que l'accessoire. Ceux que j'ai invités viendront parler au-delà d'un défilé, d'un décor...nous parle d'identité, d'absence, de présence, de petite mort, de vie, d'hier, de maintenant, d'ici et d'ailleurs"

1 juil. 2008

Des produits" finis" aux produits "à haute valeur d'usage"

Pascal Josèphe, président d'International Médias Consultants Associés, présentait ce week-end dans Le Monde sa vision du futur pour la télévision.

Il est clair que le contexte télévisuel actuel va nécessiter de grosses remises en question et l'émergence (rapide) de nouvelles idées.
"A l'imagination de prendre le pouvoir ! Le champ des diversifications est immense. Disparaît donc la notion de produit "fini", au profit de "contenus à haute valeur d'usage" nous explique l'expert.

Pascal Josèphe a en effet bien compris que de produits, on était passé à des solutions et que les messages ou programmes s'étaient transformés en contenu. On pourrait même aller jusqu'à dire que toute entreprise aujourd'hui doit vendre une expérience (tout court) ou un "moment de consommation" particulier car c'est ce que recherche le consommateur.

Néanmoins, la notion de "haute valeur d'usage" peut prêter à confusion : ce n'est pas la déclinaison à l'infini d'un produit de base en produits dérivés. Il s'agit d'une vraie réflexion de fond sur l'interaction entre le produit/service et le client.

La "haute valeur d'usage" naît à l'origine (phase amont) du croisement entre :

  1. l'identification par l'entreprise d'opportunités (sociologiques, technologiques, économiques) à un instant T,

  2. et de la traduction de celles-ci en espaces libres d'opportunités produits/services (valeurs marques + tendances sélectionnées + valeur perçue/non perçue par le client ou le non client)

  3. qui doit se traduire à l'arrivée par de nouvelles opportunités de business :

    - à savoir de la valeur ajoutée pour l'entreprise : nourrir la marque ou l'image entreprise, ouvrir les possibles, nourrir le CA et la marge),

    - de la valeur d'usage pour le client qui repose, selon les produits concernés, sur un mix entre l'émotion, l'ergonomie, l'esthétique, l'identité, l'impact social ou environnemental, la fiabilité de la technologie, la qualité.

Les marques les plus innovantes actuellement déroulent cette stratégie. Quelques exemples auxquels vous n'auriez pas pensé ?

  • Benéteau qui est passé de fabricants de bateaux, à "solutions pour la navigation" et demain "spécialiste des espaces de vie" ? puisqu'après s'être lancé dans les mobiles-homes avec succès, le groupe s'engage dans la construction de maison de bois à très haute performance énergétique (tandis que les autres acteurs de l'industrie nautique souffre des effets de la crise).

  • Bonne Maman (lire le cas détaillé par le Mercator très instructif) ou comment devenir un produit à haute valeur d'usage autour d'un thème "retrouvez ce que vous avez toujours aimé":

    "Bonne Maman a une DV (Distribution Valeur) et une notoriété exceptionnelles, un capital d’image et émotionnel remarquables, mais la marque est toujours sur le marché de la confiture alors que son potentiel d’extension est réel.
    Comment capitaliser sur la force de la marque tout en ne brouillant pas son positionnement ?
    L’agence Dufresne, Corrigan, Scarlett définit ainsi le territoire de Bonne Maman :
    • savoir-faire
    • nature façonnée par l’homme : le fruit domestiqué
    • tradition
    • douceur
    • générosité du coeur
    • émotion du goût

    À quels produits pourraient s’appliquer aisément de telles valeurs en dehors de la confiture ? La réponse est simple : la pâtisserie qu’on fait à la maison.
    Les éléments forts de cette extension de marque vers une nouvelle catégorie de produits sont les suivants :
    - La continuité est assurée par un positionnement identique (biscuits traditionnels comme
    on les faisait à la maison), par la marque Bonne Maman et par le code graphique de
    la toile de Vichy qui identifie le packaging.
    - Les produits sont simples et traditionnels : tartelettes, galettes au beurre, etc.
    Et se mettent désormais au frais : recettes yaourts et confitures etc..."

La morale pour créer de la haute valeur d'usage, c'est la cohérence du tryptique : ancrage historique de la marque/entreprise + valeurs + savoir-faire, mis en perspective avec les bons "inputs" marchés (tendances et clients).

Comme toutes les recettes, la difficulté vient avec la mise en oeuvre. Pour conclure avec France Télévision (certains chemins nécessitent quelques détours!), tout se jouera autour des valeurs "service public", "faciliter l'accès aux cultures", "qualité".

Bien sûr, il y aura du numérique dans tout cela, des DVD et autres média interactifs, mais on trouvera surtout le mot EXPERIENCE (cf définition supra) par lequel il faudra filtrer toutes les nouvelles idées...d'opportunités !

Source image : ADWeek