28 nov. 2008

Comment saurons-nous que notre société a changé ?

Quand la ville sera devenue elle-même empathique, dotée de cette intelligence émotionnelle que les salariés découvrent, que les marques cherchent à véhiculer au travers de leurs produits et points de contacts.

Et si la ville nous parlait autrement, ne serait-ce pas un signe, le début d'un changement visible ?


Daniel Pink, l'auteur du livre "
A Whole New Mind", nous entraîne dans une balade des signes urbains...empathiques. Je conclus avec une image proposée par Jan Chipchase...tellement évidente !

A vous d'imaginer la suite....



(ci-dessus, une affiche dans un hôpital)


27 nov. 2008

Les meilleurs réseaux sociaux 2008

Il y a les entreprises qui traquent les réseaux sociaux influents pour mieux détecter ce qui se dit et se passe d'important sur la Toile, il y a celle qui ont déjà plongé pour participer à cette grande lame de fond.

Pour celles qui hésitent encore, Forrester (dont deux consultants ont publié un livre au printemps dernier qui fera date sur le sujet "Groundswell") vient de décerner les prix des meilleurs réseaux sociaux 2008...anglo-saxons. A consulter ici.

Le cabinet de conseil les a répertoriés en 5 grandes catégories :
  1. Les réseaux qui écoutent
  2. Les réseaux qui parlent
  3. Les réseaux de communautés de marques
  4. Les réseaux de soutien et d'aide
  5. Les réseaux de co-création
  6. Les réseaux de pratiques collaboratives manageuriales.
  7. Les réseaux à impact social
Si les études révèlent que bon nombre d'entre nous se contentent encore aujourd'hui de surfer, surfez en observant vraiment. Prenez le temps de les consulter car, avant de constituer des sources d'informations, les réseaux sont avant tout de belles sources d'inspiration aussi bien sur le contenu, que la personnalisation proposée ou le design des sites.

Ils incarnent, en concentré, les principales questions-défis qui nous sont posées aujourd'hui : le relationnel, la confiance, l'empathie, l'efficacité, le ludique, le co-développement, le "monde plat", le gratuit et le non gratuit etc...


Mes préférés ? Mindtouch, The Mistake bank et Akoha qui n'est pas dans la liste mais dont l'esprit me semble déjà en avance par rapport aux autres réseaux : un jeu qui relie virtuel et réel ou comment développer de petites habitudes qui peuvent vraiment changer le monde tout en s'amusant !

Bonne immersion !

26 nov. 2008

Place aux idées !

C'est le grand jour, vous allez présenter le nouveau concept sur lequel vous travaillez comme un acharné depuis deux mois sur demande de la Direction Générale.

"On veut du neuf, des idées pour redynamiser notre activité..."


Votre présentation a duré 15 minutes. Vous attendez les commentaires....et voici ce que l'on vous répond (au choix) :

  1. Ca ne marchera jamais
  2. Cela va prendre trop de temps à mettre en place
  3. On va tuer notre business.
  4. On a déjà essayé il y a 5 ans.
  5. Mon fils en aurait fait autant.
  6. Il faut créer un comité pour examiner plus en détails.
  7. C'est super mais pas en ligne avec ce qu'on fait.
  8. On ne sait pas faire.
  9. Ca remet en cause la dernière procédure qu'on vient juste de mettre en place.
  10. Ca mérite réflexion.
  11. Ce n'est pas prévu au budget.
  12. Trop innovant.
  13. Démodé.
  14. Ca existe déjà.
  15. Ou tout simplement : NON !
Cela vous rappelle quelque chose ?

Comment éviter ces petits désastres de l'innovation quotidienne ?

Les méthodes "pansements"
, comment renverser la tendance la prochaine fois ?
  • Anticipez-les avant avec l'étoile à questions (le QQOQCP) !


  • Construisez le business case de votre concept : qu'est-ce qui est unique dans ce concept ? quels bénéfices ? pensez valeur et différenciation pour mon entreprise ? mon client ? le marché ?
  • Lire également l'ebook gratuit "Ideaicide : how to avoid it and get what you want"
Quant aux méthodes de fond, elles nécessitent un travail sur la culture de votre entreprise et des esprits en présence.

Je vous propose de miser sur la mise en place d'une "positive business attitude". Pourquoi ? Cela reste la clé de l'ouverture en général : aux autres, aux idées, à la volonté de se projeter vers l'avenir et ne pas rester repliés sur le passé. "Ca y est, elle nous propose la méthode Coué adaptée à l'entreprise !"

Cela paraît tellement évident que peu le font...trop risqué de passer pour celui ou celle qui voit des solutions partout, qui a envie de concrétiser, bref de se donner à fond dans le développement de son entreprise alors qu'il ou elle attend son augmentation depuis 3 ans ou que ce n'est pas sa fonction de toute façon !

Pourquoi notre esprit critique n'est-il trop souvent orienté que vers les critiques négatives ? Construire, c'est plus porteur non ?
Pour en savoir plus, sur cette positive attitude, lecture (gratuite) hautement recommandée : "The positive Business Manifesto".

Et les méthodes intermédiaires
? Ce qui marche le mieux ? Les équipes pluridisciplinaires que vous élargissez au fur et à mesure de la construction du projet. L'idée est ainsi pré-vendue en interne !

25 nov. 2008

La co-création 2.0 selon Alcatel Lucent


Co-création 2.0, une mode...2.0 ? C'est quoi ? Faire participer le client, lui demander quasi directement ses idées d'amélioration de produits ou services.

C'est lui qui utilise après tout n'est-ce pas ? C'est lui qui sait alors ? C'est là où le sujet devient plus délicat.

Oui, il peut savoir pour améliorer une solution existante...pour une solution qui n'existe pas cela pose problème. Est-il capable de formuler les bonnes solutions ?

Alors la co-création 2.0, oui ça part du client (d'hier, d'aujourd'hui, de demain), mais auparavant il faut une vision d'entreprise, d'une mission et d'une culture innovation qui ne se décrète pas du jour au lendemain, puis après cela se passe comme une
interaction tout au long de la chaîne d'innovation.

Un exemple qui parle de la cohérence entre vision, mission, culture innovation et un lab de co-création clients et de R&D ouverte ? Alcatel Lucent, spécialisé dans les solutions de communication: services voix, données et vidéo aux entreprises.

  • Une mission : "Devenir le leader incontesté de l'industrie en matière de Recherche et Développement innovants pour donner à Alcatel-Lucent un avantage concurrentiel sur le marché."
    "Cette mission ne peut aboutir sans connaître les attentes actuelles et futures des clients. Aussi, qu'ils travaillent à l'élaboration de nouveaux matériaux, à l'optimisation d'algorithmes ou à la sécurité des réseaux, les chercheurs sont tous guidés par la nécessité de répondre aux besoins du marché et d'anticiper ses besoins à venir."

  • Une culture : "Cette démarche d'autocritique perpétuelle exige une équipe scientifique flexible et ingénieuse, prête à explorer de nouvelles voies et à envisager des approches inédites. Cette culture d'innovation dans l'innovation repose sur deux éléments clés. Le premier élément est un groupe significatif de scientifiques et d'ingénieurs de divers horizons qui proposent des idées et les approfondissent sous de nombreux angles. Les Bell Labs regroupent une quantité et une variété de disciplines sans commune mesure. Quel que soit le domaine, un expert est toujours disponible. Ensemble, ces chercheurs ont la capacité d'examiner les problèmes complexes sous différentes perspectives et d'intégrer ces perspectives à des solutions stupéfiantes. Le second élément est la volonté entrepreneuriale. Adoptée et encouragée, elle garantit que les résultats des recherches les plus prometteurs à court terme seront rapidement transférés au niveau industriel et intègreront le catalogue produits. Les Bell Labs ont instauré un processus où les esprits les plus brillants peuvent s'associer dans le but de donner une forme commercialisable aux innovations, puis de les lancer sur le marché. Cette initiative entrepreneuriale permet de transposer rapidement et efficacement les inventions et innovations de laboratoire en solutions, services et des produits de valeur, à ajouter au portefeuille d'Alcatel-Lucent."

    Via site Alcatel lucent "Innover en innovation"

  • Le lab d'Alcatel Lucent : à la fois observatoire et zone d'expérimentation lancé en 2006 pour mieux comprendre comment les adolescents et les jeunes adultes utilisent le contenu mobile. Une "équipe" de 75 personnes, de 13 à 26 ans, contentant autant d'hommes que de femmes, issus de 19 pays et dotés de 37 portables différents et capables de recevoir la télévision.

    Rien de quantitatif évidemment, de l'écoute, du recueil d'insights utilisateurs pour valoriser les solutions " en devenir" et testées par la communauté Alcatel.

    Je vous recommande vivement la lecture d'un compte rendu de "co-test" pour y voir définitivement clair ici.
Les labs 2.0 ne sont, une fois de plus, que la partie visible de l'iceberg de la co-création. Pour la partie dont on parle moins (à savoir les fondations pour construire les outils) , elle repose sur des questions simples : qui suis-je ? où ai-je envie d'aller ? quelles sont mes compétences en interne et comment les faire évoluer vers une innovation 2.0 (travail en équipe pluridisciplinaires internes et externes, confiance, écoute, co-construction de solutions concrètes) ?
Les réponses sont, quant à elles, moins simples !

21 nov. 2008

Et si on appuyait sur la touche "Play" ?

Le jeu est à la mode...surtout s'il est sérieux. (ce sujet sera développé dans un billet à venir).

Ce que je vous propose aujourd'hui est très simple : imaginez que vous appuyiez sur la touche "play" avant de pénétrer dans une salle de réunion, avant de rentrer dans un supermarché ou avant de manger un hamburger ?

A votre avis, que devrait-il y avoir pour que cela ressemble à quelque chose de plus amusant ? A quoi le lieu ou l'objet devrait-il ressembler pour que vous abordiez différemment la corvée de faire les courses, l'ennui d'une réunion ou l'engloutissement d'un hamburger pour substanter votre faim ?


Besoin d'inspiration ? Je vous propose les images suivantes :


Le
Cartrider du designer coréen Jaebeom Jeong :


Design danois :


Designer Olle Hemmendorff pour Nike :


Alors que les "5P" du mix-marketing ont du mal à se réinventer avec le passage au XXIème siècle, misez plutôt sur le "P" de Play pour les années à venir !

19 nov. 2008

L'innovation vue du Japon

Terrie Loyd, le fondateur du magazine J@pan.Inc a un profil difficile à résumer : A 49 ans, "self-made man", il vit depuis 24 ans au Japon tout en possédant la double nationalité Australienne et néo-zélandaise.

Depuis qu'il est arrivé au Japon, il a monté plus de 15 entreprises notamment dans le domaine des médias et technologies.

En lançant J@pan Inc., il avait pour objectif de faire partager ce qui se passe au Japon et de montrer les opportunités à saisir dans le pays du Soleil Levant, notamment en matière de nouvelles technologies.


Son magazine ne parle pas que d'innovation mais vaut le détour pour tous ceux qui ne sont pas bilingues japonais et souhaitent prendre de temps en temps un bol...de nouveautés nipponnes.


Pour les sinophiles, ne manquez pas le blog de Jean-François Doulet, consacré à la Chine urbaine et à ses innovations : "
Villes Chinoises" !


Design informationnel, la nouvelle clé pour comprendre ?

La déferlante de données (mails, internet, publicité, consultation de sites, courriers, magazines, etc..) a poussé au premier plan une "nouvelle" discipline : le design informationnel (DI).

Celle-ci vise à faciliter l'appréhension et la compréhension de l'information par le lecteur.

Centrée sur l'utilisateur, le DI fait appel à des notions plus larges que le "dessin" en tant que tel et prône une approche globale de l'information : Que faut-il faire émerger ? comment le faire émerger ? Comment simplifier ? Comment donner envie de consommer l'information etc...

De fait, la discipline induit à la fois la structuration du contenu (architecture), la typographie et le graphisme, les études psychologiques détaillant les interactions, les usages, l'intégration de medias, la sémantique et l'analyse de l'écosystème informationnel créé.

Il faut distinguer le design visuel appliqué à un site ou à une brochure et celui appliqué à un contexte informationnel. Dans le premier cas, c'est
prouvé les bénéfices sont directs : ça fait vendre plus.

Dans le second cas, le premier bénéfice permet de faciliter la consultation d'informations. Si vous n'avez pas suivi récemment la course au design informationnel sur le Web, je vous invite à aller faire un tour du côté de
Netvibes, Cuil, Alltop. et "tout frais" Viewzy qui cumule toutes les possibilités de visualisation et de segmentation selon votre style "visuel".

Ces sites vous permettent tout simplement d'aggréger vos données sous forme d'un tableau de bord pour un accès immédiat à l'ensemble de votre information.

Si ces premières approches constituent une amélioration considérable grâce à la valorisation visuelle d'un contexte informationnel, elles pêchent encore sur un point : la valorisation de contenu ou comment permettre à un lecteur de détecter l'information à haute valeur ajoutée car les modèles raisonnent encore par "fraîcheur de l'information" sans tenir compte de ce que nous avons déjà emmagasiné comme connaissance sur un thème ou sujet.

Autrement dit, empiler c'est bien même si c'est joliment présenté mais cela ne fait que renforcer notre statut d'être pensant au sens-même où Descartes l'entendait.

Le design visuel prend alors tout son sens dans la deuxième phase de consommation d'information, à savoir l'analyse des données compilées.

Pour vous familiariser avec la méthode et voir des exemples de représentations, je vous recommande la lecture du e-book (gratuit) "Visualizing information for Advocacy : an introduction to design information"
et dans les derniers (meilleurs) livres parus sur le sujet : Data Flow et The information Design Handbook.
Enfin, passez par le site du
Design Council pour découvrir toutes les disciplines du design, il en manque pourtant une : le design des services.

17 nov. 2008

Du diamant à base de Téquila

L'histoire des 3 chercheurs mexicains ayant réussi à transformer la boisson nationale, la tequila, en diamants...synthétiques a rapidement fait le tour du net et de la presse.

Canular dû aux vapeurs d'alcool ? L'innovation a étonné et fait sourire ; si nos 3 mexicains n'avaient pas été des éminents scientifiques de l'Université Autonome de Mexico, personne n'y aurait vraiment crû.

Mais qu'en est-il exactement de cette découverte ?
  1. L'innovation : Les checheurs ont découvert que la vapeur chaude de tequila blanche, quand elle est déposée sur une base d’acier inoxydable, peut former un film de diamant.

  2. Son intérêt : Cette technique est intéressante à plus d’un titre car elle devrait permettre de recouvrir d’un film de nano diamants protecteurs bon nombre d’objets ou de dispositifs électroniques. Les nano diamants dispersés sur les surfaces de pièces métalliques, les rendent en effet plus solides et résistants à l'usure (résistance thermique et mécanique).
    Cette poudre synthétique de diamant pourrait donc se substituer au silicone dans les puces électroniques du futur par exemple ou des isolants électriques.

  3. La génèse : Ils ont commencé leurs expériences il y a 13 ans avec des diamants de synthèse, diamants réalisés par un procédé technologique contrairement aux diamants naturels, issus d’un processus géologique. En 1995, l'obtention de film de diamants à partir de méthane (gaz) est avéré.

    En essayant successivement des solutions aqueuses de méthanol, d’éthanol ou d’acétone, d’abord vaporisées, puis portées à haute température pour briser les molécules à base de carbone, d’oxygène et d’hydrogène, ils ont observé qu’un mélange de 40 % d’éthanol et de 60 % d’eau était idéal pour l’obtention de films de diamants de haute qualité. mêmes conditions d’expérience que pour un test avec éthanol et eau et j’ai obtenu des résultats positifs ».

    Or, cette proportion est très similaire à celle que l’on retrouve dans la tequila... Se pouvait-il que le même processus de synthèse soit opérationnel avec, par exemple, de la tequila blanche ?

    "Un jour j'ai acheté une bouteille de tequila bon marché à la boutique du campus. Je l'ai utilisée dans les mêmes conditions d'expérience qu'avec le mélange d'éthanol et d'eau, et les résultats ont été positifs", raconte M. Apatiga (l'un des chercheurs).

Ils recherchent actuellement un producteur de tequila qui serait intéressé à financer ces applications afin d’élargir les débouchés de sa production.

La découverte des nano-diamants à base de Téquila nous renvoie à la démarche classique de l'innovation :
  • La concentration sur un sujet
  • L'observation
  • L'apprentissage via de multiples tests et itérations
  • Le questionnement : et si ? l'analogie, la substitution...
  • Le doute émis par ceux qui entendent l'idée
  • La recherche rapide d'une viabilité commerciale (compétitivité de la solution et débouchés).
Et surtout l'humour, l'humilité et le recul de ces 3 chercheurs !

Personnellement, je trouve qu'il s'agit d'une belle histoire pour commencer la semaine...sans modération !

Sources :
NewScientist
- juin 2008
Physorg - novembre 2008
Pour voir le détail des recherches, c'est
ici.


14 nov. 2008

Nokia lance l'assistant personnel pour les pays émergents

Le Journal of Consumer Marketing (volume 25-2008) estimait récemment le "potentiel d'achat" des plus pauvres ("the bottom of the pyramid :BoP) à 5 milliards de milliards de dollars.

Des chiffres attractifs sur la papier qui ne doivent pas masquer deux réalités : le fait que sur environ 4 milliards de personnes concernées presque la moitié vit à peine avec 1,3 dollar par jour ; la nécessité d'appréhender ces marchés autrement que pour les pays dits "matures".


Nokia fait partie de ces "pionniers" qui anticipent déjà le poids à venir de ces nouveaux territoires à exploiter.


Il y a quelques jours, la marque a en effet annoncé son nouveau projet : le Nokia Life tools (Assistant personnel avec une gamme de services mobiles) dont l'objectif affiché est résumé ainsi: "Informer, impliquer et donner de la puissance : telle est la devise de Nokia en matière de services destinés aux marchés émergents avec Nokia Life Tools. Des informations pertinentes et en temps utile envoyées directement sur le téléphone mobile des habitants des communautés rurales et petites villes".


Le communiqué de presse
nous en dit plus :

« Avec Nokia Life Tools, nous contribuons à combler le fossé numérique en communiquant les informations directement aux personnes par le biais de leur téléphone mobile », déclare Jawahar Kanjilal, responsable des services aux marchés émergents chez Nokia. « Les coûts de recherche sont réduits et les clients sont à même de prendre des décisions en meilleure connaissance de cause, ce qui ouvre de nouvelles possibilités et favorise la confiance. »

En s'appuyant sur une étude minutieuse du marché et une collaboration avec Reuters Market Light, Nokia proposera un service d'informations agricoles sur les cultures et récoltes propres à chaque saison. Les agriculteurs pourront obtenir des informations mises à jour quotidiennement sur les derniers cours du marché et sur les lieux de vente et d’achat de produits, ainsi que des informations agricoles sur les semences, pesticides, engrais et sur les prévisions météo. Se procurer les dernières informations directement à la source leur permettra de surmonter certaines incertitudes et d'éliminer la dépendance à un intermédiaire connu pour véhiculer des informations erronées dans le but de générer son profit aux dépens des agriculteurs.

La technologie fait évoluer la manière dont les agriculteurs, leur famille et leur communauté contribuent au fonctionnement de l'économie, ainsi que le bénéfice qu’ils en retirent », déclare Amit Mehra, directeur général, Reuters Market Light. « Grâce à notre collaboration avec Nokia, nous espérons atteindre un plus grand nombre d'agriculteurs afin de leur permettre de prendre en meilleure connaissance de cause des décisions ayant un impact direct et positif sur leurs performances en termes de productivité et de rendement. »

Le service de formation de Nokia Life Tools offre à ses étudiants un avantage décisif en leur apportant une meilleure maîtrise de l’anglais et une culture générale plus approfondie sur le plan local, national et international. Les cours de linguistique, les quizz sur des mots et phrases en anglais et les informations de culture générale ont été conçus (en collaboration avec EnableM) pour donner une longueur d’avance aux étudiants à l'école. À l'avenir, le service de formation proposera également des conseils en matière d'enseignement supérieur, de préparation aux examens et exercices de questions-réponses, et d'orientation professionnelle pour les formations et les métiers.

Nokia Life Tools offre également des éléments de divertissement tels que la consultation de services d'astrologie, avec du contenu provenant de OnMobile pendant la phase de test, et le téléchargement de sonneries.

« Nokia Life Tools a été développé en collaboration avec les utilisateurs finaux et les principaux acteurs de ce secteur d'activité. Le succès de cette initiative s'appuie sur des discussions périodiques avec les abonnés visant à s'assurer de la prise en compte de leurs besoins.Plus important encore, son succès passera par la mise en œuvre d'une initiative de collaboration entre Nokia, nos opérateurs partenaires, les acteurs du secteur activité et les fournisseurs d'information lors de la connexion du prochain milliard d'abonnés utilisant un téléphone mobile -dont bon nombre proviendront de régions en voie de développement », précise M. Kanjilal.

Nokia Life Tools sera commercialisé dans différentes langues et proposera une interface utilisateur intuitive conçue spécifiquement pour le public ciblé."

A noter donc, ce que j'appelle, l'approche icosystème (une approche innovation qui prend en compte et met en perspective sans a priori le Contexte Marché, les parties prenantes (internes et externes), l'existant, les attentes et les perspectives à venir) :
  • L'approche Nokia toujours centrée sur les utilisateurs pour innover,
  • La dimension "partenaires" et ecosystème : Reuter Markets Light qui est le partenaire de contenus pour l'application agriculteurs et On Mobile qui fournit les contenus astrologiques et sonneries, l'opérateur Idea Cellular.
  • Nokia vendait des téléphones certes, il va vendre du service mobile (ce que Apple a commencé à initier avec son I-Phone). La marque finlandaise pourra réutiliser ses recherches et les reconfigurer pour les pays plus matures.
Ce qui peut surprendre :
  • Peu d'informations pour l'instant sur le "prix" ou "non prix" du service, même si les données marché sont favorables, selon le rapport du WRI (World Resources Institute) ici.
  • Certains services comme l'astrologie.
La question : Bien que l'offre Nokia soit pavée de bonnes intentions... le téléphone portable est-il la réponse immédiate ou ne fait-elle que moderniser le proverbe "Aide toi et le portable t'aidera".

Un projet à suivre de près....avec un ressource complémentaire incontournable : The World Resource Institute - The Next 4 billion.

13 nov. 2008

L'observatoire pour communiquer votre capacité à innover ou pour rester informés

La mise en place d'un Observatoire s'inscrit dans une démarche stratégique d'une entreprise sur son marché.

Si la notion d'observatoire a été pendant longtemps confinée au domaine public (organisme administratif créé par une collectivité, généralement l'État, pour suivre l'évolution d'un phénomène économique ou social), les entreprises ont depuis largement adopté l'outil pour renforcer leur positionnement stratégique.

L'observatoire positionne l'entreprise comme entreprise référente dans son secteur vis-à-vis de ses pairs et comme entreprise innovante, capable de mesurer les pratiques, de les anticiper et d'imaginer le futur. Elle donne sens à son marché en se focalisant sur une thématique porteuse incluant en général un sujet transverse de recherche, une cible de clients, des zones géographiques spécifiques.


Cet outil se construit en général via des partenariats (entreprises, instituts d'études, organisations spécifiques) pour réduire le coût de mise en oeuvre ; ce dernier reste néanmoins peu accessible aux petites structures (coût des études à mener, coût d'animation de la cellule, coût de communication...).


En revanche, ces observatoires constituent aussi une belle opportunité pour les petites entreprises qui souhaitent se tenir au courant et recueillir de l'information "qualifiée". Attention néanmoins aux dérives informationnelles et au manque de déontologie qui font parfois confondre Observatoire et "communication pour justifier certains développement stratégiques controversés".


Quelques exemples d'Observatoire par thématique :
  • La ville en France et dans le monde : Véolia s'est jeté à l'eau début 2008 en lançant son "Observatoire des modes de vies urbains" en usant de sa légitimité de "partenaire de la ville". En 2030, 60% de la population mondiale vivra en ville : quelles relations à venir entre l'homme et la ville ? Quelle ville "idéale" ?...

  • Le marché du travail : Institut Manpower et son Observatoire des Acteurs du Travail

  • Expérience client et consommation : Quelles grandes tendances comportementales de consommation et de recherche d’informations émergeront demain ? Et à quels changements les marques doivent-elles se préparer dans la relation consommateurs-entreprises ? Autant de questions stratégiques pour les marques auxquelles répond l’Observatoire des tendances de communication et consommation en multicanal de PagesJaunes : on-off-mobile.
Toutes ces informations (Observatoires publics, privés français et quelques observatoires étrangers) sont à portée de clics ici via Adminet*. Dans la liste, il manque l'Observatoire des Observatoires : celui qui permettrait de mettre en commun certaines recherches et éviter les doublons.

*AdmiNet est un Centre de Cyber-Documentation offrant des informations générales sur les institutions, les services publics français. Bien que mis à jour régulièrement, je vous recommande d'actualiser certains liens cités.

12 nov. 2008

Comment imaginer la maison de retraite du futur _Partie 2

Après la partie 1 "Comment imaginer la maison de retraite du futur" où la Business Innovation Factory nous présentait quelle méthodologie appliquer pour comprendre le vécu actuel des personnes âgées, voici la suite : comment synthétiser visuellement des données et déceler les opportunités.

Si vous n'êtes pas encore adeptes de la visualisation dans vos projets d'innovation, les images ci-dessous et les liens associés devraient vous inciter à vous reposer la question.

La visualisation peut sembler, a priori, "simple" et trop "ludique" (comparée aux rassurantes matrices BCG, SWOT et tutti quanti...), elle reste l'un des outils les plus puissants pour appréhender une problématique et faciliter le passage des idées à l'action.



7 nov. 2008

Sur quelle innovation miser ? Méfiez-vous des évidences !

Le chemin de l'innovation est semé d'embûches... la décision de choisir un projet d'innovation plutôt qu'un autre n'est pas aussi simple même si vous avez utilisé les matrices de sélection, l'analyse de la rente possible ou le coup de coeur.

Pour preuve, voici une devinette proposée par Scott Anthony de la HBR.


Entre les deux innovations présentées ci-dessous laquelle choisiriez-vous ?

Innovation A: Cette innovation a été un succès immédiat, permettant de générer la première année plus de 200 millions de dollars. Les 3 clés de ce succès : une proposition claire, d'un positionnement différencié et un réseau de distribution puissant.

Innovation B: Cette innovation a tout juste atteint 220,000 dollars de chiffre d'affaires la première année de son lancement. L'innovation reposait sur une technologie propriétaire mais la cible et le business modèle restaient encore flous.

Cela semble évident, n'est-ce pas? L'innovation A remporte logiquement tous les suffrages.

Maintenant, révelons l'identité de ces deux cas d'école :

  • Le cas A correspond au Coca-Cola goût vanille. Celle-ci n'était qu'une extension de gamme qui a largement cannibalisé les autres produits de la gamme. Trois ans après son lancement, la demande s'est complètement effondrée et Coca a retiré le produit.

  • Le cas B n'est autre que Google à ses débuts doté d'une technologie innovante mais rien de plus. Après avoir affiné le projet, Google en est arrivé à lié la technologie à un nouveau business modèle lié aux bannières publicitaires. La suite, tout le monde la connaît.(NDLR : on pourrait également citer E-bay).

La conclusion de Scott Anthony ressemble à un avertissement "ne vous fiez pas à une vision court terme basée sur un résultat facilement accessible et prometteur" et attention aux critères d'évaluation choisis, surtout dans le cas d'une innovation de rupture".

En général, les entreprises ont tendance à raisonner non pas en potentiel mais à rechercher des solutions qui "éliminent tous les risques".

Pour ma part, je préconise le mix quanti-quali autour de la notion d'impact (qui permet de sortir au départ de la notion de ROI) et celle-ci s'applique à tout type d'innovation. Ces dimensions d'impact à considérer sont tout simplement liées à votre écosystème d'entreprise (la marque, le portefeuille produits, les clients, chaîne de valeur etc...).

Source image : Fotosearch

5 nov. 2008

Un petit click pour prendre du recul !

En ce jour un peu spécial car post-électoral, il ne restait qu'à trouver un moyen pour retrouver un peu de calme intérieur.

Que vous soyez du côté des gagnants ou des perdants... l'Art Thérapie façon Web vous offrira ce petit moment de recul, c'est là (en cliquant sur l'image).

Pour connaître les modalités de pratique, une fois sur le site de "This is Sand", cliquez d'abord sur le petit carré gris en haut à gauche.

Vous n'êtes pas manuel, mais visuel, passez directement à la Galerie. Et puis ré-essayez ensuite car vous aussi, vous pouvez y arriver !

3 nov. 2008

Deux propositions pour un e-commerce plus humain

Les statistiques* données en matière de e-commerce révèlent que même les sites les plus sophistiqués en matière de technologies interactives (Flash, écran personnalisé...) ne convertissent qu'un visiteur sur 3 en acheteur.

La principale raison invoquée tiendrait à l'approche encore trop classique et peu relationnelle du système.

A partir de ce constat (source S+B "Web-based with a Human Touch": le e-commerce avec un visage plus humain), voici deux réponses possibles.


La première
(Customer 24/7) part du raisonnement suivant: le point faible de tout site e-commerce tient à l'interface "Homme/Ordinateur". Les solutions proposées vont chercher à améliorer le "profiling" du visiteur pour lui proposer rapidement ce qu'il a envie de voir et quelqu'un avec qui échanger.

La seconde (Amazon et non présentée dans l'article de S+B) vise à améliorer l'expérience du visiteur pour le transformer également plus rapidement en acheteur.


Vous l'aurez compris, un site e-commerce plus humain signifie "capable de nous faire succomber
plus rapidement à la tentation...d'acheter".
  1. L'article de la revue Strategy+Business nous présente un nouveau système de "chat" beaucoup plus perfectionné que celui qui existe actuellement "le 24/7 chat" développé par la société Customer 24/7.
    En résumé il s'agit d'un outil de CRM (Gestion de la Relation Client) qui optimise la consultation d'un site selon le profil du visiteur et le renvoie très rapidement vers un chat puis vers un téléopérateur. La finesse de l'analyse, la réactivité et le passage d'un mode à l'autre constituent les principaux avantages de cet outil et les résultats annoncés : une augmentation de 15% du taux d'acheteurs.

  2. Amazon (qui caracole en tête des entreprises les plus innovantes) nous propose une autre forme de e-commerce à visage plus humain.
    Le site a tout simplement choisi de relever le défi su
    ivant : transposer la notion de lèche-vitrine sur écran ! Ou comment flâner tout en découvrant les meilleures ventes d'Amazon.
    En format Bétâ pour l'instant, il est donc trop tôt pour connaître les retours d'expérience.
A retenir dans ces deux exemples :

Dans les deux cas, il s'agit d'une amélioration incrémentale, proposer une solution plus avancée que ce qui était proposée jusqu'à présent : plus d'interactivité et de personnalisation dans le cas Customer 24/7 et, de l'autre, offrir l'expérience Amazon en concentré.

Dans le cas Customer 24/7, la réflexion s'est portée sur "comment effacer la dimension technologique pour le rendre plus humaine".


Pour Amazon, la réflexion s'est forgée autour du mode de navigation existant proposé aux internautes amazoniens : une recherche qui permet de rebondir vers d'autres liens, eux-mêmes recommandés par les autres internautes. L'expérience Amazon, c'est prendre plaisir à se perdre.
"Comment condenser cette expérience tout en la valorisant ?" La réponse s'appelle Amazon Window Shop.

Enfin, la réflexion transversale reste la même : Comment faire succomber à la tentation ? Une question qui peut peut être réintégrée à toute réflexion d'innovation.


Des deux formules, quelle est ou sera la plus efficace ?

Les deux, certainement car chacune s'adapte à un contexte e-marchand spécifique.

On peut néanmoins supposer que la formule d'Amazon soit bientôt reprise pour présenter un aperçu rapide des meilleures ventes ou des principaux produits d'un e-catalogue !