30 mars 2011

La QuestIn' de la semaine


"Comment savons-nous...
 que nous ne savons pas ?"



Il faut beaucoup de questions pour accoucher de solutions (im)pertinentes ! 
Les biais et illusions d'optique ont été déjà beaucoup abordés sur ce blog et pourtant les questions restent le meilleur antidote contre les certitudes qui deviennent obsolètes de plus en plus rapidement.
  1. Si vous pensez savoir... ce que vous ne savez pas, félicitations mais vérifiez quand même que vous ne souffrez-vous de l'effet Dunning-Kruger ou relisez "la carte n'est pas le territoire".
  2. Si vous pensez ne pas savoir...suivez ce blog (!!!), de nouvelles QuestIn' sont à venir.
Crédit photo : Fotolia

23 mars 2011

Le SnackIn' de la semaine

"Celui qui n'appliquera pas de nouveaux remèdes doit s'attendre à de nouveaux maux, car le temps est le plus grand des innovateurs"


de Baron Francis Bacon



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16 mars 2011

Qui va piquer mon fromage ?

"Nous sommes sur une plateforme en feu, encerclée par un violent incendie. Et il y a plus d'une explosion : il y a de nombreux points brûlants qui alimentent un violent incendie autour de nous". "Nokia se trouve à la croisée des chemins, à une étape où un changement significatif s’avère indispensable et inéluctable si l’on veut que l’histoire se poursuive." 

Ainsi s'exprimait Stephen Elop, le fraîchement nommé PDG de Nokia, dans un mail envoyé à ses employés le 9 février dernier. Une nouvelle stratégie est lancée : utiliser désormais le système d’exploitation Microsoft Windows Phone et arrêter l’utilisation du système d’exploitation Symbian que Nokia a développé
Ces phrases ont fait le tour du net et des commentateurs bienveillants qui ont émis des "incertitudes significatives" sur ce tournant stratégique. Ces mêmes commentateurs qui arboraient fièrement leur Nokia il y a moins de 10 ans avant de passer à l'Iphone.

Avec le recul, il est facile de pointer les quelques erreurs qui se sont glissées dans la stratégie Nokia et son analyse du marché : miser sur un système d'exploitation avec retards de lancement des Smartphones Nokia équipés de ladite technologie, tandis que les clients s'habituaient à l'interactivité et fluidité de l' Iphone ou de l'Android de Google.
Ce qui est "intéressant" dans le cas Nokia, c'est la question que tout le monde s'est posée (plutôt que le résultat) : Comment n'ont-ils pas vu venir le problème ? Pourquoi n'ont-ils pas anticipé qui allait leur piquer leur fromage ?*
 En référence au bestseller de Johnson Spencer : Qui a piqué mon fromage ? - Michel Lafon, 2002

Comme l'explique Daniel Burrus, un des experts internationaux en prospective technologique, dans son livre Flash Foresight (comment voir l'invisible et réaliser l'impossible) :
"Plus vous regardez, plus vous voyez. La question essentielle est : où regardez-vous ?" et nous suggère de devenir préactifs (anticiper un problème qui va se poser) plutôt que proactifs (réagir à un problème qui est déjà là). Selon lui, cette posture modifie notre relation au changement : "Nous envisageons le changement comme une rupture, cela est vrai quand ce changement vous est imposé par l'extérieur". En revanche, si vous avez anticipé et développé vos solutions avant que le changement ne survienne (changement envisagé/réfléchi de l'intérieur) alors le changement est constructif.
A transformations radicales à venir, transformons radicalement notre approche du changement (NDLA : et de l'innovation) si nous voulons être encore là demain sur les marchés.

Cette recommandation fait écho à l'analyse de Gilles Finchelstein dans son opus "La dictature de l'urgence". Après une analyse du culte de la vitesse, qui n'est pas la partie la plus intéressante, comparée à la deuxième partie dans laquelle il propose de retrouver l'ambition du futur, en jouant sur les rythmes du temps et en redonnant du sens au temps : "retraçons des perspectives en réapprenant le temps long, sans perdre de vue le temps court".


Pour conclure de façon ouverte, voici un extrait du fameux "Qui a piqué mon fromage", un livre étonnamment simple, étonnamment instructif et que j'aime bien utiliser en jouant sur les perspectives : "qui a piqué/qui va piquer", rappel : 


"Ils étaient quatre. Deux souris et deux minigus (rongeurs plus petits que les souris marqués par l’esprit humain et son ingéniosité). Ces quatre spécimens devaient déjouer le dédale d’un labyrinthe pour trouver le trésor : une montagne de fromage. La réserve était inépuisable à leurs yeux. Flair et Flèche se fiaient à leur instinct de muridés et demeuraient aux aguets. Quant aux minigus, Polochon et Baluchon, leur supposée sagesse humaine avait tôt fait de les convaincre de profiter de la manne. Repus, se prélassant, ils savouraient ce bel avenir assuré. Et l’inimaginable se produisit: le trésor de fromage disparut. Les hauts cris ! Qui a piqué mon fromage? Injustice !
Le changement est inévitable : le fromage change sans cesse de place. 
Nos intuitives souris avaient gardé l’oeil ouvert et, tout en profitant du fromage, elles avaient flairé le vent de changement. Le trésor disparu, elles étaient enclines à redevenir des chercheuses. La nouveauté n’est pas d’abord la fin d’une histoire, mais le début d’une nouvelle. Fidèles à leur intuition, et au terme d’une suite d’égarements, elles trouvèrent un nouveau trésor. Abasourdis, quant à eux, les deux minigus attendaient le retour du passé, animés par du ressentiment, paralysés par la peine et le désarroi. 
Jusqu’au jour où...Baluchon, l’un des deux entêtés à se laisser mourir, décida de lever l’ancre et de partir à la recherche de son avenir. Son parcours le long du dangereux labyrinthe allait lui réserver des heures d’angoisse et de regret même. Mais chaque pas lui redonnait un peu plus de liberté et lui permettait d’acquérir une sagesse unique. Il en a tapissé les murs de son aventure: 
Prépare-toi au changement : attends-toi à ce que le fromage disparaisse.
Anticipe le changement : renifle régulièrement le fromage pour savoir quand il devient trop vieux. 
Adapte-toi rapidement : plus vite tu oublieras le vieux fromage, plus tôt tu en trouveras du nouveau. 
Change : bouge avec le fromage.
Profite du changement : prends goût à l’aventure et découvre la saveur du nouveau fromage. 
Sois toujours prêt à repartir pour profiter pleinement de la vie : le fromage change toujours de place.
Que ferais-tu si tu n’avais pas peur ?
La morale de l'histoire, c'est que Nokia va rebondir (n'enterrons pas trop vite un des géants de l'industrie) mais que l'entreprise ne s'est peut-être pas posée la bonne question préactive.


Pour aller plus loin :

9 mars 2011

Sur quels curseurs appuyer pour passer en mode "green attitude"?

On parle d'innovation réussie quand le produit/service ou la proposition de valeur "rencontre son marché".
De façon plus prosaïque, on parlera de preuve par l'évidence : évidence de l'usage, évidence du besoin (même s'il n'existait pas a priori, évidence du prix par rapport à ce que l'utilisateur/consommateur en retire comme bénéfices).


Cette évidence s'impose à tous (ou au moins à la cible visée) parce qu'elle a su soit s'insérer dans un écosystème existant (le cas typique étant un nouveau produit lancé dans un circuit de distribution connu, un nouvel usage promu par un ensemble d'intervenants historiques sur un marché etc...). Quand l'entreprise ou un pool d'entreprises doit créer l'écosystème nécessaire à la viabilité du produit ou service, cela devient plus compliqué (l'histoire des technologies est peuplée de ces cas d'espèces).

S'il est un domaine qui illustre bien la problématique d'écosystème, c'est bien le développement durable. C'est tout l'intérêt de la dernière étude approfondie* menée par l'OCDE pour comprendre quels sont les déterminants pour modifier les comportements des consommateurs/citoyens vis-à-vis de cinq thèmes durables de consommation : l'eau, les déchets, l'énergie, les transports et la nourriture organique.
L'étude a porté sur 10 pays différents (Canada, République Tchèque, Pays Bas, Suède, France, Norvège, Italie, Mexique, Australie, Corée), soit 10 000 personnes interrogées en tout.

L'étude analyse finement, par thème, la complexité des considérations personnelles et publiques qu'un consommateur/citoyen peut prendre en compte pour "passer" à l'acte. Elle souligne également toute la subtilité des interactions nécessaires entre 3 types d'incitations : les communications institutionnelles, les "taxes" incitatives et le soutien au filières industrielles.

Les quatre thèmes sont passionnants et pourront sembler parfois "enfoncer des portes ouvertes" mais la finesse des analyses sont à mon sens une mine d'or pour les acteurs concernés (aussi bien en termes d'équipement, de comparaisons de systèmes incitatifs ou non, de l'offre proposée et des critères sociologiques).

L'intérêt de certaines études consiste parfois à écrire ce que l'on sait mais que ne l'on se dit pas vraiment. Dans ce cas, cela devrait permettre d'arrêter de raisonner global mais d'être un plus nuancé dans l'approche si nous souhaitons basculer vers une consommation plus responsable.

Quels portes ouvertes en vrac :
  • l'accessibilité aux transports en commun reste un critère essentiel pour "passer au mode de transport collectif". 
  • Ce sont les plus diplômés qui sont le plus sensibles aux discours de sensibilisation et plus enclins à changer leurs comportements.
  • La consommation d'eau du robinet est fortement liée à la qualité de l'eau offerte et à son coût.
  • etc...
Une porte grande ouverte, tellement grande ouverte que personne n'avait remarqué qu'elle existait, sauf très récemment avec le développement des "Smart grid", systèmes intelligents de contrôle de sa consommation : "les consommateurs veulent bien réduire ou réévaluer leur consommation personnelle d'énergie mais ils aimeraient déjà savoir comment ils consomment aujourd'hui".

Quelques tableaux extraits de l'étude :





Les principales conclusions de l'étude sont les suivantes (l'étude propose également des conclusions par thème) :
  • Le design des politiques publiques est à améliorer pour que celles-ci touchent les différentes typologies de citoyens/consommateurs.
  • Déployer les bonnes incentives est clé et permet réellement de changer les comportements et de consommer de façon plus intelligente...mais chaque domaine durable doit être pris en considération en tant que tel. L'exemple de la consommation d'eau est intéressante : selon les foyers et typologies, mesurer et offrir des incentives pour récompenser les foyers qui consomment moins d'eau conduit à de réelles économies, mais refacturer certaines familles pour leur consommation excessive d'eau les incitent à s'équiper sur le long terme et baisser plus radicalement leur consommation (-20%).
  • Les méthodes "soft" (communication, information) restent incontournables dans le processus de sensibilisation. La corrélation est mise à jour, une fois de plus, entre le niveau d'information, de connaissance et la capacité à modifier ses comportements.
  • Un travail sur les éco-labels reste nécessaire pour mieux les faire connaître et mieux signifier les bénéfices associés, en mettant notamment plus systématiquement en avant les avantages personnels et publics.
  • Les différents pays doivent agir simultanément sur l'offre et la demande : si vous êtes taxé parce que vous générer trop de déchêts, il faut alors des infrastructures ou services "accessibles" pour vous permettre de changer votre comportement et recycler.
  • Enfin, l'accessibilité est bien l'aspect clé et sensible de cette étude. Qu'il s'agisse de prix (les consommateurs ne sont pas prêts à payer plus parce que c'est durable), qu'il s'agisse de distance : si les premiers transports en commun sont à 15 minutes de chez vous, vous prendrez toujours votre voiture, s'ils sont à 5 minutes maximum, l'impact est beaucoup plus fort...sauf si l'offre transport public laisse à désirer. 
Il reste beaucoup à faire pour arriver à cette "évidence" dont je parlais en introduction. "Green Household Behaviours" fournit des clés d'analyse et d'actions inspirantes et inspirées !

La table des matières de l'étude :

Chapter 1. Policies, Environmental Norms and Household Characteristics

-Why household behaviour matters 
-The environmental policy context
-The role of environmental attitudes and norms 
-Variation across economic and demographic characteristics
-Conclusion
-Annex 1.A1. Household Characteristics and Environmental Norms and Attitudes

Chapter 2. Residential Water Use
-Introduction
-Determinants of water consumption
-Determinants of water saving behaviours and investments
-Willingness-to-pay for improved water quality
-Conclusions

Chapter 3. Residential Energy Use 
-Introduction
-Main factors influencing energy consumption and energy-saving behaviour at home
-Main determinants of investment in energy-saving equipments.
-The demand for renewable energy 
-Conclusions and policy implications

Chapter 4. Waste Generation, Recycling and Prevention
-Introduction 
-Waste generation
-Waste recycling
-Waste prevention
-Conclusions

Chapter 5. Personal Transport Choices
-Introduction
-Literature review
-Mode choice 
-Car ownership, choice and use
-Public transport accessibility and use
-The determinants of mode choice
-Conclusions and policy implications

Chapter 6. Organic Food Consumption 
-Introduction
-Main motivations to consume organic food
-The role of labelling and certification
-Main difference in attitudes and behaviour across households 
-Willingness-to-pay for organic foods
-Conclusions and policy implications

Chapter 7. Conclusions and Policy Implications
-Introduction
-General cross-cutting policy lessons
-Area-specific conclusions and policy implications 
-Moving forward

Annex A. Methodology and Project Implementation
Annex B. OECD Questionnaire
Annex C. Research Teams Involved in the 2008 OECD Household Survey Data Analysis
Annex D. Key Policy Issues Examined

8 mars 2011

Bette, Marie, Françoise et les autres...

Les femmes innovantes sont-elles des hommes comme les autres ? On retrouvera les mêmes ingrédients qui mènent à la nouveauté utile, mais le contexte est parfois très différent et les combats plus rudes. Rendons hommage aux femmes innovantes...qui comme les hommes ont inventé par erreur, passion et conviction.

Bette Nesmith Graham : qui se souvient que le fameux "blanco" ou correcteur liquide a été inventé par une artiste contrariée, reconvertie en secrétaire et qui, pour corriger ses fautes de frappe eut l'idée d'utiliser la technique artistique de la tempera pour camoufler ses erreurs. Rapidement imitée par ses paires dans son entreprise, l'idée fut vite un succès mis en pot...en 1956 par ladite inventrice. Pour ce faire, elle transforma sa cuisine en labo de fabrication où elle préparait au batteur électrique la fameuse mixture magique, avec le succès que l'on connaît aujourd'hui.
Impertinence : les hommes inventent dans un garage, les femmes dans leur cuisine ?

Marie Curie, inventrice de la radioactivité (peut-être l'une des rares femmes dont on se souvienne ce qu'elle a inventé...à cause/grâce au prix Nobel ?) : 2011 est l'année où la France et la Pologne fêtent le centenaire de l'attribution du prix Nobel de Chimie à Marie Sklodowska Curie.
Si la radioactivité reste indubitablement associée à son nom, qui se rappelle que Marie Curie a ouvert l'accès des femmes aux métiers de la recherche et de l'enseignement supérieur en étant la première  à occuper un poste de chargé de cours à l'université de Paris (en remplacement de son mari décédé).
Son ambition consistait à acquérir des connaissances scientifiques égales à celles d'un homme, ce qu'elle réussit en obtenant son diplôme de physique en 1893.
Impertinence : quelques années plus loin, le salaire équivalent devient-il signe d'égalité de compétences ?


Françoise Giroud
: Première journaliste de son époque et fermement engagée du côté des femmes certes, mais à  lire le dernier ouvrage de Laure Adler, c'est la vision d'avance de Françoise Giroud qui ressort avec fulgurance : son empathie permanente avec ses lectrices et ses lecteurs. Elle n'a cessé d'inventer...ce qui existe toujours aujourd'hui et que le e-journalisme n'a pas dépassé.
Elle n'a cessé d'imaginer les nouvelles façons de capter et retenir son lectorat : enquêtes, suppléments, sondages, couverture "en live" des grands événements...


Et puis il y a toutes celles qui prennent le relais chaque jour, les mompreneuses par exemple et celles que l'on retrouvera aujourd'hui lors de la remise du prix entrepreneuse 2011 !



Impertinence de F. Giroud : "La féminité n'est pas une incompétence. Elle n'est pas non plus une compétence". Cela mérite bien, chaque année, une journée pour être rappelé !


4 mars 2011

Quel rapport entre l'innovation et la mode ?


Pour la semaine de la Mode à Paris, soyons un peu légers !  Quel  rapport entre l'innovation et la mode ? 


L'innovation est à la mode...depuis longtemps mais surtout depuis qu'un certain Mr Porter expliqua en 1990 que l'innovation était l'avantage compétitif n°1 des entreprises. 
Toutes les études internationales (ATK Kearney, BCG...) réalisées sur cette thématique n'ont fait qu'enfoncer le clou.

L'innovation, comme la mode, peut fatiguer (cf le livre "Comment lutter contre la grosse fatigue de l'innovation") mais toutes deux ne se démodent pas car elles se renouvellent sans cesse (environ 150 nouveaux livres sur le thème de l'innovation paraîtront en 2011 sur Amazon, si je m'en tiens à la définition paléontologique de l'innovation).
Ces deux domaines savent combiner, recycler, réinventer mais aussi penser à contre-courant et trans-courants (voir le style Balenciaga versus Dries Van Noten et dans le domaine des cosmétiques Absolution versus Lush Cosmét'hiques).


L'innovation et la mode fonctionnent à "cerveau total" : pas d'innovation sans créativité, et la créativité sans innovation sert peu en entreprise, tout comme la créativité sans enchantement reste une idée morte en haute couture.

Quand l'une et l'autre ont réussi et touché au but, elles savent déclencher le même cri...de ralliement "Waouh". Coco Chanel le résumait ainsi "Il n'y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue".

Pourtant, l'innovation avait oublié certains ingrédients pour développer un projet...ingrédients, auxquels la haute couture est toujours restée fidèle : l'artisan, le prototypage, la haute exigence, l'ouverture au monde, la sensibilité, l'inspiration, l'humain, le qualitatif, la vision.


Enfin, il y en a pour tous les goûts des deux côtés : du baroque, futuriste, fleuri, léger, décalé, classe...du lean, du process, du créatif, du design thinking, du collaboratif ou prêt-à-appliquer, du "open"... dans tous les cas de figure : 


- méfiez-vous des contrefaçons,
- variez les approches,
- préférez ce qui vous ressemble le plus avec une touche d'audace !

Puisque la mode appelle le nouveau, j'en profite pour préciser que ce blog va évoluer, pas d'un seul coup mais petit à petit : avec des thématiques revues, certaines seront recentrées et de nouvelles apparaîtront (sur le leadership innovation notamment). Le principe de couvrir tous les aspects de l'innovation restera inchangé. 


La diffusion changera également.
Si vous souhaitez me faire part de recommandations, souhaits ou commentaires, merci par avance !

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1 mars 2011

Zoom out / Zoom in

Zoom out :
A force de penser à comment vendre son produit ou service à un client, on oublie parfois de prendre du recul.
Pour ne pas perdre le fil...voici un supplément du magazine Sciences Humaines que je recommande pour la diversité des approches et l'intérêt des articles : "Consommer : comment la consommation a envahi nos vies"



Je vous livre le sommaire :

- la consommation, une invention occidentale ?
- L'origine du consommateur moderne
- L'expansion globale du désir
- La consommation : penseurs et courants
- La république des consommateurs
- Carrefour, pionnier de l'hypermarché
- L'alimentation, une consommation pas comme les autres
- Faire ses courses
- Epopée d'un crédit populaire
- Comment se diffusent les modes
- Les marques dans la cité
- L'avènement du tourisme de masse
- "Les marques sont des reliques modernes"
- La publicité nous manipule-t-elle ?
- "Les émotions sont essentielles dans nos conduites d'acaht
- Vices et vertus de la société de consommation
- Le consom'acteur d'hier et d'aujourd'hui



Zoom in :

Pas d'innovation sans écoute, ni suivi de ce qui se passe dans la société, la preuve avec le service lancé par Paypal qui surfe sur le C2C (Consumer to Consumer, comprendre les échanges marchands ou non marchands réalisés directement entre particuliers/consommateurs grâce à des plateformes telles qu'Ebay, Le bon Coin, Price Minister ou services financiers de type Zoppa etc...). 
Ce service vous permet de régler directement et simplement vos comptes avec vos amis ou comment rembourser votre participation pour un cadeau commun, pour le dernier restaurant etc...).

Quand vous avez gagné la confiance de vos clients sur votre compétence liée à la sécurité des paiements, quoi de plus normal que d'élargir votre portefeuille d'activités à un produit...très basique et pas forcément innovant. C'est le deuxième temps de la stratégie Paypal en lançant sa carte Visa bancaire avec paiement échelonné. Certains appellent cela "traire la vache" mais rappelons que cela fait aussi partie d'une bonne stratégie d'innovation !



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